Violences à Cologne: je suis une femme agressée

Ce qui s’est passé au cours de la nuit du Nouvel An à Cologne est extrêmement dérangeant. D’abord pour les femmes en général, qui ont droit partout et en tout temps à la liberté, à la dignité et à la sécurité. Dans la rue et ailleurs, qu’on leur fiche la paix ! C’est dérangeant pour Angela Merkel. La chancelière, qui a pratiqué une politique audacieuse d’ouverture aux réfugiés du Moyen-Orient, voit la grogne monter dans son propre parti, alors que les populistes d’« Alternative pour l’Allemagne » marquent des points à la veille des trois élections régionales de mars. Angela Merkel ne sera sûrement pas payée pour son courage. Et ce ne sont pas ses engagements du week-end, sur un futur durcissement du régime d’expulsion des demandeurs d’asile ou des réfugiés condamnés en justice, qui vont lui permettre de remonter la pente.

C’est dérangeant aussi pour les tenants du « politiquement correct », qui se voilent trop souvent la face. Occulter un problème, même si ça part d’un bon sentiment, ne peut en aucun cas constituer même l’amorce d’une solution.

On ne sait toujours pas au juste ce qui s’est passé lors de cette triste nuit au pied de la cathédrale de Cologne. La police de la ville a néanmoins confirmé samedi que les suspects étaient « en grande partie » des réfugiés et des illégaux originaires d’« Afrique du Nord ». Dimanche, le ministre allemand de la Justice, le social-démocrate Heiko Maas, déclarait : « Quand une telle horde se rassemble pour enfreindre la loi, cela paraît sous une forme ou une autre planifié. Personne ne me fera croire que cela n’a pas été coordonné ou préparé. »

Et il ne faut pas tout mélanger. L’Allemagne, mais surtout nombre d’autres Etats européens, qui traînent la patte, doivent continuer à ouvrir leurs portes à ceux que l’horreur chasse de leur pays. Le problème est plus large : il réside dans le rapport à la sexualité au sein de la culture musulmane dominante. Tant de frustrations… Tant de violences…

C’est un sujet infiniment délicat, bien sûr, et qu’il convient d’aborder avec tact – et avec le respect dû à chacun. Il faut cependant l’aborder. Comme tout problème, celui-ci doit être nommé et, à tout le moins, traité. En attendant que l’islam fasse sa révolution, y compris sexuelle.

A l’évidence, il aurait été préférable qu’il en soit autrement. Quel dilemme ! Nous voilà contraints par la réalité de donner du grain à moudre aux racistes et autres esprits chagrins de toutes obédiences, qui ne rêvent que d’en découdre avec les étrangers. Nous voilà contraints de fournir des arguments à ceux qui soufflent sur les braises de la discorde allumées par Daesh et compagnie.

Mais il y a des degrés dans les priorités. Et rien ne doit prévaloir sur la liberté, la dignité et la sécurité des femmes.