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Une étudiante Sciences Po expulsée pour propos antisémites sur Facebook

C’est la première fois dans son histoire que l’illustre établissement français prononce une telle sanction…

Temps de lecture: 2 min

Une étudiante koweïtienne a été exclue définitivement de Sciences Po pour avoir tenu des propos violemment antisémites sur Facebook. En troisième année, l’étudiante de 20 ans a été sanctionnée d’une exclusion définitive, a indiqué ce mardi 12 janvier l’établissement, confirmant une information de Rue89.

C’est la première fois que la section disciplinaire prononce une exclusion définitive dans l’histoire de l’Institut d’études politiques de Paris, a précisé l’école. La décision, prise le 16 décembre, a été affichée dans le hall du bâtiment de la rue Saint-Guillaume, conformément au code de l’éducation de Sciences Po, sans que le nom de l’étudiante ne soit communiqué.

« Vous n’êtes à votre place nulle part dans ce monde »

« Les propos (de la jeune femme) sont contraires aux valeurs et aux missions de Sciences Po », a souligné l’école. Dans le cadre de ses études, la jeune femme effectuait un stage l’automne dernier aux services culturels de l’ambassade de France aux États-Unis.

Elle avait alors été épinglée par un collectif, « The Inglourious Basterds », militants juifs contre l’antisémitisme très actif sur les réseaux sociaux, pour des propos tenus sur son profil Facebook : « Vous [les juifs] n’êtes à votre place nulle part dans ce monde – c’est pour ça que vous êtes des raclures, des rats et que vous êtes l’objet de discrimination où que vous soyez », avait-elle écrit lors d’un échange, selon les « Inglourious Basterds ».

Son interlocuteur l’ayant taxée de racisme, elle avait répondu : « Je ne suis pas une immigrée venue de France. Je viens du Koweït et mon pays peut vous acheter, vous et vos parents, et vous mettre dans des fours. »

« J’ai fait une grosse erreur »

Convoquée par son responsable à l’ambassade, la stagiaire avait confirmé ses propos, mais démenti être à l’origine du passage sur les « fours ».

Peu après, la jeune femme, dont la mère est d’origine palestinienne, avait publié des excuses sur son profil Facebook : « Le conflit en Palestine peut créer des sentiments contre lesquels il est parfois difficile de lutter. Et donc j’ai fait une grosse erreur. J’espère que vous allez pouvoir me pardonner ».

Dans le même temps, l’ambassade avait mis fin à son stage et Sciences Po avait décidé de suspendre sa scolarité à titre conservatoire, en attente de la décision de la section disciplinaire.

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