Molenbeek: le domicile des parents du kamikaze de Saint-Denis perquisitionné

Le kamikaze qui s’était fait exploser dans l’appartement de Saint-Denis a été identifié ce jeudi soir comme étant Chakib Akrouh, né le 27 août 1990 en Belgique. Il avait également la nationalité marocaine. Il a été identifié sur base de l’analyse de photographies du métro parisien puis grâce à l’ADN de sa mère.

Ce vendredi matin, une perquisition a eu lieu au domicile des parents du kamikaze, à Molenbeek. La procédure, dans la continuité logique de l’enquête, est plutôt banale.

Nous avons constaté la présence de nombreux policiers sur place, présents pour la perquisition mais aussi sur demande de la famille qui s’est plaint de la présence de journalistes devant leur habitation.

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Radié de la commune de Molenbeek

Le kamikaze était radié d’office de la commune de Molenbeek-Saint-Jean depuis le 27 août 2014 et avait été condamné par défaut par le tribunal correctionnel de Bruxelles, le 29 juillet 2015, à un emprisonnement de 5 ans pour avoir participé aux activités d’un groupe terroriste entre le 30 novembre 2012 et le 15 février 2015, indique encore le parquet fédéral. C’est dans le même jugement que le tribunal correctionnel de Bruxelles avait condamné Abdelhamid Abaaoud à un emprisonnement de 20 ans.

Quel rôle a-t-il joué dans les attentats de Paris ?

L’ADN du Belgo-marocain été retrouvé sur une des trois kalachnikovs laissées dans la Seat abandonnée à Montreuil, au nord-est de Paris, après avoir été utilisée par le commando des terrasses, qui a assassiné 39 personnes dans des bars et restaurants de l’est parisien. Les enquêteurs pensent donc qu’Akrouh est, avec Abaaoud et un autre Bruxellois, Brahim Abdeslam, le troisième membre de ce groupe. Il est aussi sans doute celui qui a été filmé avec Abaaoud dans le métro parisien juste après les attaques, avant de se dissimuler dans un « buisson » en bord d’autoroute à Aubervilliers puis de mourir dans la planque de Saint-Denis.