L’Agence nucléaire prône la distribution de pilules d’iode sur tout le territoire (carte)

Un rapport du Conseil scientifique de l’Agence de contrôle nucléaire publié ce vendredi propose de revoir le plan d’urgence en cas d’accident nucléaire.

Chef du service Enquêtes Temps de lecture: 2 min

Comment être bien préparé à un hypothétique accident nucléaire ? C’est la question à laquelle le Conseil scientifique de l’Agence de contrôle nucléaire (AFCN) a répondu dans un rapport publié sur son site, ce vendredi.

On sait que le gouvernement planche sur une révision du plan d’urgence nucléaire belge. Cet avis de l’Agence devrait donc permettre de nourrir les débats politiques. Parmi l’ensemble des recommandations de l’AFCN, deux sortent du lot :

1 Elargir les zones de mise à l’abri. En cas d’accident nucléaire, il est prévu que toutes les personnes vivant dans une zone circulaire de 10 kilomètres autour du site endommagé s’enferment chez elles pendant 24 heures, pour être le moins irradiées possible. Mais, dans son avis, l’AFCN propose de doubler ce rayon, pour passer à 20 kilomètres.

Toute personne vivant à 20 kilomètres des centrales de Doel, Tihange, Chooz (frontière française) ou Borssele (frontière néerlandaise) seront donc invitées à se terrer chez elles en cas de pépin. Idem pour les voisins du site de Mol-Dessel. Seule exception : le site de recherche de Fleurus, où le rayon de la zone de mise à l’abri est aujourd’hui fixé à 5 kilomètres. Mais le Conseil scientifique propose également de le doubler.

2 Des pilules d’iode pour tous. Aujourd’hui, les zones de distribution de pilules d’iode sont limitées à un certain périmètre autour de la centrale. Demain, l’AFCN souhaiterait élargir cette zone à l’ensemble de la Belgique. « La disponibilité d’iode stable doit être garantie pour l’ensemble du territoire », écrit l’Agence. Comment faire ? Deux pistes sont à étudier : soit prévoir des pharmacies capables de distribuer très rapidement ces pilules d’iode partout en Belgique, soit faire de la distribution préventive sur l’ensemble du territoire.

Cette recommandation va dans le même sens que celle du Conseil supérieur de la Santé, qui affirmait que « la mise à l’abri et l’administration d’iode pourraient se révéler nécessaires pour les membres du public cible prioritaire (enfants, jeunes gens jusqu’à 18 ans et femmes enceintes ou allaitantes) à des distances allant jusqu’à 100 kilomètres, voire plus ».

► Lire le rapport intégral de l’AFCN

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