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Jean-Claude Van Cauwenberghe: «Je ne serai pas un président aux ordres, mais un indépendant»

Paul Magnette estime que son prédécesseur au mayorat a fait son temps, il doit passer la main. Jean-Claude Van Cauwenberghe se présente comme le candidat de l’indépendance face au pouvoir.

Temps de lecture: 3 min

S’il subsistait encore l’ombre d’un doute sur sa candidature, Jean-Claude Van Cauwenberghe vient de le lever définitivement : les 11 et 12 mars prochains, il briguera la présidence de l’Union socialiste communale de Charleroi (USC) dans une élection au suffrage universel des militants. Rencontre.

Jean-Claude Van Cauwenberghe, c’est un retour en politique ?

Je dirais plutôt un retour aux sources. En 1977 voici près de 40 ans, c’est moi qui avais structuré l’USC de Charleroi, à la demande du bourgmestre de l’époque Lucien Harmegnies pour qui je travaillais. J’ai été le premier président de l’USC de Charleroi.

Cette fois, vous n’avez plus le soutien du bourgmestre ?

C’est ce que j’ai cru comprendre. Dans l’émission « L’invité » de Pascal Vrebos sur RTL-TVI, il m’a appelé publiquement à m’effacer. Partir, ce serait réduire l’espace de débats en interne, or la démocratie se nourrit de chocs et de confrontation d’idées. Modestement, je pense avoir la capacité de jouer ce rôle de contre-pouvoir. Je ne serai pas un président aux ordres, mais un indépendant.

Vous parlez d’indépendance. Mais pouvez-vous garder une distance critique vis-à-vis du collège en étant le père de l’un de ses membres ?

Philippe mène seul sa barque, je ne me mêle pas de ses affaires. Je ne me présente pas pour le renforcer ni pour affaiblir quelqu’un d’autre, juste pour faire entendre la voix de nos affiliés dans un contexte où la contestation est souvent silencieuse.

Quel projet portez-vous ?

Si je suis élu, j’entends constituer un tandem de choc avec Paul Magnette pour défendre les valeurs du parti. Il n’y a pas de plan ni d’agenda caché. Je mets mon expérience au service de l’USC, c’est tout.

On dit que le bourgmestre a trouvé un autre candidat, Thomas Parmentier…

Qu’il y ait plusieurs candidats est une excellente chose pour la démocratie participative et militante. Peut-être d’ailleurs d’autres de nos membres feront-ils acte de candidature pour le 12 février, date de la clôture de l’appel. L’enjeu dépasse celui d’un affrontement entre deux générations, c’est celui de deux conceptions de la politique : celle du contrôle absolu et celle du débat. Ce que je critique dans la candidature de Thomas, c’est sa genèse : il raconte que c’est à la demande de Paul Magnette qu’il se présente à l’élection…

Comment va se dérouler ce scrutin ?

Chaque candidat présentera son programme le 3 mars, lors de notre congrès d’évaluation à mi-mandat. La semaine suivante (NDLR : les 11 et 12 mars), les militants seront appelés aux urnes dans chacune des 16 sections de l’entité. Un bureau sera alors constitué autour du vainqueur. Dans notre USC où rien n’a plus été fait depuis quatre ans, il y a du pain sur la planche…

Votre renvoi en correctionnelle dans l’affaire Sodexo ne vous gêne pas ?

J’aurais pu accepter la transaction qui m’a été proposée pour éteindre cette action, mais je veux être blanchi de tout soupçon. J’ai donc décidé de continuer à me battre pour mon acquittement.

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