Centrales nucléaires: le Luxembourg «pas rassuré» après une visite en Belgique

« Nous n’avons pas reçu de réponse à toutes nos questions », a déclaré un conseiller au ministère luxembourgeois de l’Environnement ayant assisté à la réunion.

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La Belgique n’est pas parvenue à rassurer son voisin luxembourgeois concernant la sûreté de son parc nucléaire lors d’une visite à Bruxelles du secrétaire d’État luxembourgeois au Développement durable, Camille Gira, a indiqué lundi une source luxembourgeoise.

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« Nous n’avons pas reçu de réponse à toutes nos questions »

«  Nous ne sommes pas rassurés parce que nous n’avons pas reçu de réponse à toutes nos questions », a déclaré Olaf Münichsdorfer, un conseiller au ministère luxembourgeois de l’Environnement ayant assisté à la réunion.

La rencontre a eu lieu à l’initiative de M. Gira, qui avait exprimé ses « préoccupations sur les déficiences constatées dans la centrale nucléaire de Tihange (sud-est) », dont le réacteur numéro 2 a été redémarré fin décembre après un arrêt de deux ans après des fissures dans la paroi de sa cuve. Tihange est situé à quelque 80 km à vol d’oiseau de la frontière luxembourgeoise.

Le réacteur numéro 3 de la centrale de Doel, près d’Anvers (nord), a connu le même scénario. Là, ce sont ses voisins néerlandais qui s’en inquiètent. Le gendarme du nucléaire belge, l’AFCN, avait autorisé leur redémarrage après avoir conclu -batteries de tests et avis d’experts indépendants à l’appui- que ces fissures, qui datent de la construction des cuves, ne présentaient pas de risque.

« Les Luxembourgeois ont une autre vision du nucléaire »

«  Nous avons écouté leurs questions et nous avons expliqué les mesures de sécurité, qui sont une priorité », a déclaré Anne-Laure Mouligneaux, porte-parole du ministre belge de l’Intérieur, Jan Jambon, qui dirigeait la réunion. «  Nous allons renforcer la communication avec les autorités luxembourgeoises et organiser une visite à Tihange pour leurs experts », a-t-elle ajouté.

«  Il s’agit de deux points positifs », a reconnu M. Münichsdorfer. «  Ils nous ont dit qu’ils faisaient entièrement confiance à l’AFCN, mais il s’agit aussi d’une responsabilité politique. Une nouvelle centrale avec cette qualité de cuve ne serait jamais autorisée, c’est la critique principale », a-t-il ajouté. «  Les Luxembourgeois ont une autre vision du nucléaire, mais c’est un choix politique », a relevé Mme Mouligneaux.

La ministre fédérale allemande de l’Environnement, Barbara Hendricks, a elle aussi demandé des éclaircissements sur les cuves fissurées.

Mercredi, M. Jambon effectuera une inspection de la centrale de Doel avec la ministre néerlandaise de l’Environnement Melanie Schultz. Une visite similaire à Tihange a été proposée à l’Allemagne. Le Luxembourg échangera ses évaluations sur Tihange avec celles de l’Allemagne, a souligné M. Münichsdorfer.

 

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