François Hollande veut aussi booster l’entrepreneuriat

En plus d’allégements des charges à l’embauche, le Président français veut étendre le régime de micro-entrepreneur pour stimuler la création de petites entreprises.

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L ’entrepreneuriat, la bouée de sauvetage de François Hollande », titrait le magazine économique La Tribune.

Un peu partout en Europe, les chefs d’état se rendent compte que les entreprises existantes ne suffiront pas à relancer l’économie et créer des emplois.

Lors de ses vœux à la presse, lundi, François Hollande a présenté une série de mesures d’allégement de charges sociales, particulièrement lors de l’embauche d’un premier collaborateur. Certaines font d’ailleurs penser à la mesure radicale du gouvernement fédéral belge de suppression « à vie » des cotisations sociales pour la première embauche…

Pour stimuler une création d’entreprises qui a marqué le pas en 2015 en France (- 4,7 %), François Hollande a aussi annoncé une extension du régime de micro-entrepreneur (ou autoentrepreneur, les deux régimes ayant officiellement fusionné début 2015) pour faciliter le lancement de petites entreprises. Ces régimes, en résumé, permettent de démarrer une activité d’indépendant en bénéficiant d’un cadre administratif simplifié et d’une fiscalité allégée. Pour autant de respecter certaines conditions, en termes de plafond de revenus notamment.

À travers la déclaration de son Président ce 18 janvier, le gouvernement français s’engage à étendre le régime de la micro-entreprise, « reconnu pour sa simplicité », dixit l’Élysée, au-delà des seuils actuels – et sans toucher à ceux de la TVA –, et d’autre part, « de faciliter le parcours de croissance de l’entrepreneur en lui donnant plus de souplesse dans le choix du moment de passer au régime réel (ndlr : en gros, le passage à une société « ordinaire ») et dans sa préparation. À l’heure actuelle, le plafond de chiffre d’affaires pour le micro-entrepreneur (ou autoentrepreneur) se situe autour de 32.000 euros par an. »

Lutter contre la peur de croître

« Par ailleurs, le retour au régime microfiscal pour les entreprises qui auraient opté pour le régime réel n’est actuellement pas possible avant un délai de deux ans. Celui-ci pourrait être réduit à un an pour permettre aux entrepreneurs de corriger plus rapidement des erreurs d’appréciation dans le choix du régime réel », précise le dossier de presse de l’Élysée. Selon François Hollande, cette flexibilité doit limiter les effets de seuil et la « peur de croître ou d’embaucher » des TPE, notamment dans leurs premières années.

Selon nombre d’observateurs, Emmanuel Macron, le très « libéral » Ministre de l’économie du gouvernement socialiste, aurait largement influencé le volet le plus pro-entrepreneuriat de ce « plan d’urgence pour l’emploi » français. Invité du Petit Journal de Canal Plus lundi soir, il a notamment tenu un plaidoyer pour l’entrepreneuriat allochtone en déclarant sans fard que « quand on s’appelle Youssef ou Ibrahim, il est plus facile de trouver un client qu’un emploi. »

 

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