Harcelée dans le métro à Madou, elle dénonce l’attitude des passagers

La jeune femme a partagé son histoire sur Facebook pour encourager les gens à intervenir en cas d’agression.

Cheffe adjointe au service Monde Temps de lecture: 2 min

C’est une histoire tristement banale qu’Eliisa Vergote rapporte sur sa page Facebook. Ce dimanche, à Bruxelles, aux alentours de 11 heures du matin, elle est assise dans le métro à l’arrêt Madou quand elle est harcelée par un inconnu. L’homme la regarde avec insistance et fait des mouvements suggestifs avec sa langue. Puis la frappe au visage avec le couvercle d’une poubelle.

« En tant que femme, je veux me sentir en sécurité »

Plus que l’agression en elle-même, c’est l’immobilisme des passagers qui l’entourent qu’Eliisa dénonce : « Tout le monde dans le métro a vu ce qu’il s’est passé. Personne n’a rien fait, n’a rien dit. Personne ne m’a réconforté que j’ai commencé à pleurer », explique la jeune femme. « Pourquoi est-ce que je partage cette histoire avec vous ? Parce que j’en ai marre. En tant que femme, je veux me sentir en sécurité dans les lieux publics », poursuit-elle.

À travers son agression, elle entend dénoncer le harcèlement quotidien dont sont victimes les femmes : « Quand je suis en public, je ne veux plus me faire harceler, je ne veux plus que les hommes me mettent mal à l’aise, me lancent des commentaires, me fassent des soi-disant ‘compliments’, me murmurent des choses ou me touchent. » Et appelle surtout les passagers à intervenir s’ils sont témoins de ces actes : « Intervenez si vous voyez quelque chose. Demandez aux femmes si elles vont bien si vous voyez qu’elles se font harceler. »

Bruxelles, ville dangereuse ?

La jeune femme poursuit, expliquant qu’on lui a pourtant conseillé de ne « pas s’asseoir dans le métro bruxellois » : « On m’a dit que je devais le savoir : Bruxelles est une ville dangereuse. Mais en quoi est-ce ma faute si je me fais agresser ? Les filles qui se font harceler le sont pour une seule et bonne raison : leur harceleur. Arrêtez de blâmer les victimes. » Et de conclure qu’à Cologne, Bruxelles ou Paris : « les agressions envers les femmes ont lieu dans toutes les villes, tous les jours. Et toutes les femmes en sont victimes ».

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