Andenne: la vraie préhistoire, en dehors des mythes

Une expo d’un an à la grotte Scladina

Temps de lecture: 2 min

Le Centre archéologique de la grotte Scladina n’est pas uniquement le plus grand champ de fouilles (permanent) de Wallonie, c’est aussi un lieu de présentation au public des découvertes scientifiques, animé par cette volonté de montrer les véritables visages de la vie sur terre voici des dizaines de milliers d’années. Forcément, la découverte de « l’Enfant de Sclayn » (le crâne d’une fillette néandertalienne âgée de 8 ans et 17 jours au moment de son décès, il y a environ 127.000 ans) a amené le centre à parler davantage de l’homme de Neandertal, mais pas uniquement. A la fin de ce mois de février, s’ouvrira une grande exposition annuelle intitulée « Mythique préhistoire : idées fausses et vrais clichés ». De quoi tordre le coup à quelques canards encore véhiculés concernant cette époque reculée.

« Dans la mémoire collective, l’image de l’homme préhistorique est celle d’un être à demi nu et poilu, violent et agressif, quittant épisodiquement sa caverne, armé d’une massue pour affronter dinosaures et animaux sauvages dans un monde hostile et dangereux », commente le centre archéologique dirigé par Dominique Bonjean. « De sa rencontre avec les dinosaures à l’âge d’or des cités lacustres, en passant par les dolmens gaulois ou encore l’homme des cavernes, la vision de l’homme préhistorique par l’homme moderne a longtemps été prisonnière de véritables clichés sur la préhistoire. Ces clichés sont véritablement ancrés dans notre mémoire, parfois encore véhiculés dans les manuels scolaires. A travers une très large iconographie et une multitude d’objets (maquettes, tableaux, objets archéologiques, chromolithographies, affiches, sculptures, films, publicités…), l’exposition décortique les principaux mythes sur la préhistoire pour tenter de comprendre leur origine, leur diffusion et les raisons qui font que, depuis près de deux siècles, ils continuent à influencer notre vision ».

Rappelons que L’Enfant de Sclayn est vu par les spécialistes de la préhistoire comme la plus grande découverte effectuée en Belgique au XXe siècle, et qu’il a donné le plus ancien ADN humain étudié à ce jour dans le monde. Par ailleurs, depuis l’an dernier, la grotte Scladina est inscrite dans le projet européen DigiArt qui vise la numérisation de la grotte, notamment par l’utilisation de drones.

 

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