3 choses à savoir sur la nouvelle réforme de l’orthographe

Ce jeudi, la nouvelle réforme a fait grand bruit. Mais est-ce justifié ?

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Ce mercredi, le site de TF1 a publié un article annonçant que « la réforme d’orthographe votée en 1990 sera(it) appliquée à la rentrée prochaine ». Cette réforme a été accueillie comme « une révolution du français » mais qu’en est-il exactement ?

1. Une réforme qui date de… 2008

Ces règles orthographiques ne sont, en réalité, pas récentes. En effet, comme le signale le ministère français de l’Éducation nationale, « les programmes de 2016 font référence à la règle en vigueur tout comme les programmes précédents de 2008 adoptés lorsque Xavier Darcos était ministre de l’Éducation nationale ». Mais alors, pour quelle raison ces changements d’orthographe reviennent-ils sur la table en 2016 ? « Cette fois, les éditeurs de manuels scolaires ont décidé de tous appliquer la réforme à la rentrée », explique-t-on au ministère.

2. L’accent circonflexe ne va pas disparaître

« Adieu circonflexe, la réforme de l’orthographe va s’appliquer en septembre »  ; « L’accent circonflexe va disparaître à la rentrée »  : tels étaient les titres de ce jeudi matin dans tous les journaux. Une fausse vérité car, en réalité, l’accent circonflexe est encore bien présent dans notre orthographe. S’il devient facultatif sur le ‘i’ et le ‘u’, il sera toujours présent sur le ‘a’ et le ‘o’. Il sera également toujours employé dans d’autres cas :

Au passé simple : nous voulûmes, nous aimâmes ; vous voulûtes, vous aimâtes…

À l’imparfait du subjonctif (troisième personne du singulier) : qu’il voulût, qu’il aimât…

Au plus-que-parfait du subjonctif : qu’il eût voulu, qu’il eût aimé…

Lorsqu’il apporte une distinction de sens utile : dû, jeûne, mûr… Si l’accent circonflexe ne devait pas être présent avec ces mots, le sens ne serait plus pareil (« jeûne » et « jeune », par exemple).

3. Une réforme de référence mais pas imposée

Toujours selon le ministère français de l’Éducation nationale, « il a été entendu que les propositions des experts devraient être à la fois fermes et souples : fermes, afin que les rectifications constituent une nouvelle norme et que les enseignants puissent être informés précisément de ce qu’ils auront à enseigner aux nouvelles générations d’élèves ; souples, car il ne peut être évidemment demandé aux générations antérieures de désapprendre ce qu’elles ont appris, et donc l’orthographe actuelle doit rester admise ».

Dans les faits, les enseignants ne peuvent donc pas sanctionner un élève qui décide d’utiliser « l’ancienne » orthographe.

En Belgique, la réforme de l’orthographe peut sembler floue. L’entourage de la ministre de l’Éducation, Joëlle Milquet, indique qu’elle réunira en avril tous les acteurs du dossier pour en discuter : « Dans le cadre du Pacte d’excellence et de la réforme du programme de français, le groupe de travail « français-lecture » du Pacte a prévu une séance importante à la fin du mois d’avril sur l’enseignement de la grammaire, du lexique et de l’orthographe. La question de la réforme de l’orthographe sera bien entendu traitée à cette occasion ».

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