3 articles pour comprendre pourquoi le RER est devenu un chemin de croix

Un seul nom est associé au RER : le sien. Et encore, certains ont absolument voulu le rebaptiser – « S » – lorsqu’ils se sont décidés il y a quelques mois à le faire « un peu » fonctionner. Comme si ces trois lettres fichaient la poisse, comme si elles f… la honte. À qui la faute ? Qui porte la responsabilité de ce gâchis qui se compte en milliards de dépenses, en hectares de jardins saccagés, en kilomètres d’assiettes d’asphalte inutilisés dont on ne pourra rien faire d’autre, s’il n’est jamais achevé, qu’une patinoire les hivers où il gèle, ou une piste de patins à roulettes ? Notre sélection d’articles pour comprendre ce dossier tentaculaire.

Le reportage

Gares à l’abandon, quais lépreux… La ligne 161 doit être un axe majeur du réseau entre Louvain-la-Neuve et Bruxelles. Le chantier est à l’arrêt et offre des décors hallucinants. Nous l’avons arpentée sur toute sa longueur d’Ottignies à Bruxelles. Sous un ciel bas et lourd que n’aurait pas dédaigné Charles Baudelaire. Mortelle randonnée à bord du train S8, on vous aura prévenu.

Sur les traces du RER fantôme, un reportage interactif d’Eric Deffet

Le décodage

Les embouteillages rendent le RER autour de Bruxelles plus urgent que jamais. Commencé en 2003, il pourrait être achevé en… 2030. Si tout va bien. Les explications en 5 points d’Eric Renette.

Comment le réseau express est devenu un chemin de croix

L’édito

Le RER, un déraillement sans chef de gare ? Béatrice Delvaux revient sur les responsabilités de ce gâchis qui se compte en milliards de dépenses et interroge : « Quel homme politique peut se refuser d’offrir à ses électeurs, entreprises et citoyens, du temps, de la convivialité, de la modernité et de l’air pur ? La volonté de changement, c’est ici et maintenant, entre Louvain-la Neuve et Bruxelles. »

Le RER, un fiasco sans responsable, un scandale sans coupable