Delhaize et Ahold doivent vendre des magasins en Belgique

Pour recevoir le feu vert de de l’Autorité de la concurrence à la fusion des deux sociétés.

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L’information a été révélée par nos confrères du Tijd. Elle est, en partie du moins, confirmée par Delhaize Groupe : dans le cadre de la fusion en cours entre le groupe belge de distribution et son concurrent néerlandais Ahold, plusieurs magasins des deux enseignes en Belgique devraient être « sortis du périmètre », explique Nicolas Van Hoecke, porte-parole de Delhaize Groupe. Cela signifie donc que ces magasins ne vont pas forcément fermer, mais plutôt qu’ils devraient, dans la mesure du possible, passer sous une bannière concurrente.

Un nombre très limité de magasins Delhaize

La décision finale de l’Autorité belge de la concurrence doit intervenir mi-mars. Mais celle-ci a déjà fait parvenir des « remarques » aux deux enseignes, poursuit Nicolas Van Hoecke. Afin d’assurer que la fusion n’entraîne pas de changements tant en termes d’offre que de prix, Delhaize et Ahold ont donc convenu de se séparer de plusieurs magasins. C’est ce projet d’accord qui a été soumis ce matin aux syndicats. « Pour ce qui concerne Delhaize, je peux juste confirmer qu’il s’agit d’un nombre très limité, tous des franchisés », ajoute le porte-parole du groupe. Selon l’agence de presse Belga, qui cite des sources bien informées, ce désengagement concernerait cinq magasins. Pour rappel, les magasins intégrés de Delhaize achèvent la restructuration entamée dans le cadre du plan Transformation annoncé en 2014 (1.800 départs).

« Techniquement, un franchiseur ne peut pas fermer un franchisé, constate Delphine Latawiec, permanente CNE. Il peut casser le contrat qui le lie au gérant indépendant. Celui-ci peut continuer son business seul, trouver un autre franchiseur ou fermer ». La syndicaliste s’inquiète en outre de l’effet que cette diminution du nombre de franchisés Delhaize pourrait avoir sur l’activité des différents dépôts du groupe.

Du côté d’Albert Heijn, selon De Tijd, huit magasins seraient concernés, ce qui représenterait environ 400 travailleurs. Des chiffres qu’Albert Heijn refuse pour l’heure de confirmer, dans la mesure où la décision de l’Autorité de la concurrence n’est pas encore définitive. Albert Heijn étant uniquement présent en Flandre (38 magasins), ces changements ne devraient avoir aucun impact à Bruxelles et dans le sud du pays.

 

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