30% des enfants belges vivent dans la pauvreté

Trois sur dix. C’est le nombre d’enfants qui vivent dans une famille « pauvre » selon l’enquête de Solidaris. D’après l’Unicef, cela fait de la Belgique, un des pays qui a « un des taux de pauvreté infantile les plus élevés d’Europe ». Au-delà de ce chiffre interpellant, cette réalité se matérialise dans la vie de tous les jours. Toujours selon l’enquête des mutualités socialistes, 23 % des parents assurent ainsi ne pas pouvoir boucler leur budget sans être à découvert ou craignent clairement de basculer dans la précarité.

Cela impacte aussi fortement les conditions de vie, le capital social et culturel des enfants. Par exemple, dans les familles socialement défavorisées, les parents sont presque deux fois plus nombreux à garder eux-mêmes leurs bambins. Or, assure Solidaris, une socialisation précoce constitue un atout pour l’avenir. Même quand ils parviennent à mettre leurs enfants à la crèche, les parents ressentent une forme de condescendance de la part du personnel.

Mais comment définir la pauvreté ? Solidaris s’est basée sur une étude de la Fondation Roi Baudouin réalisée en 2014. En Belgique, le seuil est fixé à 2.100 euros net/mois pour un couple avec deux enfants et à 1.600 euros net/mois pour une famille monoparentale avec deux enfants.