Nucléaire : Doel ne répond plus aux normes sismiques

Certes, le risque qu’un grave tremblement de terre secoue la Belgique est extrêmement faible. Mais depuis Fukushima, l’attention apportée à la résistance de nos centrales aux séismes s’est renforcée. Et les règles de sécurité également. L’association des régulateurs nucléaires européens (Wenra) a défini en septembre 2014 un nouveau référentiel de sûreté, validé entre autres par l’Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN).

La règle en matière sismique est claire : une centrale doit pouvoir faire face à une accélération de 0,1 g en cas de tremblement de terre, ce qui n’est pas le cas de Doel 1 et Doel 2. Et pourtant, l’AFCN a autorisé la prolongation de ces deux réacteurs en 2015 et a bien conditionné son autorisation à un investissement de 700 millions, mais celui-ci ne concerne pas le risque sismique. Les recommandations de la Wenra ne sont pas encore contraignantes, mais devraient l’être après avoir été traduites dans la loi, ce qui devrait être fait avant la fin 2017.

Ce n’est qu’une fois la nouvelle législation entrée en vigueur que la vérification de la résistance de Doel 1 et 2 devra être menée.