Le bonheur, une question de gènes?

Ce dimanche 20 mars, c’est la Journée internationale du bonheur !

Temps de lecture: 3 min

En 2012, les Nations Unies ont fait du 20 mars la Journée internationale du bonheur. C’est une façon de reconnaître le bonheur comme un objectif fondamental universel et d’impliquer les organismes publics et les individus dans cette quête.

Un sujet qui ne cesse de fasciner les chercheurs. Tous veulent apporter un élément de réponse à la même question : « Qu’est-ce qui fait le bonheur ? ».

Une affaire de biologie ?

Certains chercheurs avancent que le bonheur pourrait être une question de gênes. Après avoir étudié plusieurs pays du monde, une équipe de la Varna University of Management (Bulgarie) a observé une corrélation entre un bonheur accru et une haute prévalence de l’allèle A. Ce variant génétique empêche la dégradation de l’anandamide, une substance naturelle qui accroît les plaisirs sensoriels et diminue la douleur.

Cette forte prévalence a été observée au Mexique, en Colombie, au Venezuela en Équateur, au Ghana et au Nigeria, des pays dans lesquels, en dépit de la violence, les personnes interrogées se déclarent heureuses. En Irak, en Jordanie, à Hong Kong, en Chine, en Thaïlande et à Taïwan, la prévalence de cet allèle A est faible. Les personnes se jugeant heureuses y sont moins nombreuses.

Des chercheurs de l’université de Kyoto au Japon ont découvert l’année dernière que ceux qui se sentent plus intensément heureux disposent de plus de matière grise dans la région précunéus du cerveau. Plusieurs études ont démontré qu’on pouvait accroître le volume de cette matière grise en pratiquant la méditation.

Dépenser du temps et non de l’argent

Une étude publiée cette année dans la revue Developmental Psychology a remis en cause l’idée d’une crise de la quarantaine. Menées sur 25 ans par les chercheurs de l’Université d’Alberta (Canada), les recherches ont permis d’observer que le bonheur grandissait avec l’âge et qu’il ne décroissait pas autour de la quarantaine.

Par ailleurs, et peut-être sans surprise, une équipe de chercheurs de l’université de Colombie-Britannique (États-Unis) a confirmé au mois de janvier que ceux qui accordaient la priorité au temps et non à l’argent déclaraient être plus heureux. Ces personnes utilisent leur temps libre pour entreprendre des activités pleines de sens comme le bénévolat pour des œuvres de charité, et cela augmente leur bonheur.

Les réseaux sociaux favorisent-ils le mal-être ?

Une étude de 2015 menée par le Happiness Research Institute danois avance que Facebook pourrait rendre malheureux. Après une semaine passée à l’écart du réseau social, les participants ont rapporté être plus satisfaits de leur vie. Selon les chercheurs, les utilisateurs Facebook seraient à 39 % plus susceptibles de se sentir malheureux que les non-inscrits.

Télécharger le « Happiness Guidebook », un guide gratuit sur www.happinessday.org/

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