Braine-l’Alleud: un contournement qui fâche

A quelques jours de la fin de l’enquête publique concernant le projet de « contournement ouest » de Braine-l’Alleud, les opposants ont sensibilisé la population à cette problématique en organisant une marche, dimanche matin, sur les sentiers qui risquent d’être transformés en voirie. Plus d’une centaine de personnes (180 selon les organisateurs) ont participé.

Rappelons que le collège a présenté ses intentions il y a quelques semaines au conseil communal: l’idée est de créer un « barreau ouest » de contournement de Braine, pour relier plus facilement la chaussée de Tubize aux deux zonings existants et à la future zone économique que l’IBW compte aménager entre ces deux zonings. De manière générale, la majorité en attend une amélioration de la mobilité dans le bas de la ville, notamment en désenclavant le pôle hospitalier.

Pour cela, une nouvelle voirie est envisagée sur le tracé de chemins existants, et des fonds européens Feder ont été sollicités: le projet est en effet déclaré « bas carbone » puisque selon le collège, il permettra de raccourcir les trajets et d’éviter les encombrements actuels. Cette voirie à construire sera également conçue pour favoriser les modes doux de déplacements.

Aménager une nouvelle route dans les champs et proclamer le dossier important pour l’environnement ? Au conseil communal, le groupe Ecolo s’est montré plus que sceptique et a voté non. Les Verts brainois étaient d’ailleurs parmi les marcheurs, dimanche matin.

Mais il n’y avait pas qu’eux. Ceux qui se mobilisent pointent la destruction des derniers chemins de campagne de Braine curieusement considérés comme « voiries existantes », le sacrifice de la nature agricole de Sart-Moulin, le projet de zoning de 32 hectares qui est envisagé dans une zone naturelle, ou encore les aménagements qu’ils estiment dangereux dans la rue Longue.

« Des problèmes de mobilité, il y en a dans toutes les villes et nous ne nions pas qu’à Braine-l’Alleud, il y a des choses à faire pour améliorer la situation, commentait sur place Colette Ribant, une des opposantes au projet. Mais pourquoi “démanteler” la nature en aménageant une route de 15 mètres de large ? Il faut trouver des alternatives pour faire moins de dégâts. Nous ne sommes pas là pour dire non à tout: on veut juste des solutions plus respectueuses de l’environnement. »

Les participants à la marche ont dès lors été encouragés à réagir avant la fin de l’enquête publique prévue le 29 mars, en consultant la page Facebook des opposants (facebook.com/declicnaturebrainelalleud) pour préparer leurs arguments, puis en envoyant des courriers à la commune pour dire leur opposition au projet.

Sur le même sujet
Enquête