Sortlist à la conquête de Paris

La sauce commence à bien prendre pour Sortlist. Fondée en 2014 à Mont-Saint-Guibert, dans le giron de l’accélérateur Nest’Up, cette start-up a développé une plate-forme web visant à faciliter la recherche d’agences de communication adaptées aux besoins des entreprises. Son atout réside notamment dans un algorithme ‘fait maison’ qui facilite l’adéquation entre l’offre et la demande de cette sorte de « Meetic du marketing ».

Après avoir levé 550.000 euros il y a un peu plus d’un an, Sortlist a adapté son approche du marché ces derniers mois en mettant l’accent sur le côté service. Plutôt que de demander aux entreprises, singulièrement des PME, de définir elles-mêmes leur besoin en communication (via un formulaire en ligne) et d’être ensuite potentiellement désarçonnées face à la multitude de résultats, Sortlist se charge elle-même de qualifier la demande client (copywriting, design graphique, publicité, capsules vidéo, campagne de référencement, etc.) et d’identifier maximum 5 candidats fournisseurs potentiels. La recherche est entièrement gratuite. La start-up se rémunère chez le fournisseur, en prélevant une commission, de 50 à 200 euros, selon la taille de la mission décrochée. Ensuite, client et fournisseur sont mis en relation par chat interposé, dans un délai de 2 à 3 jours maximum. « Nous avons mis en place un support client et adapté notre produit pour que le client ne doive pas lui-même spontanément contacter tous les fournisseurs potentiels », résume Nicolas Finet, l’un des quatre cofondateurs. Il insiste sur le travail de présélection indépendant des fournisseurs potentiels, en collaboration notamment avec le magazine professionnel Media Marketing : « nous effectuons un certain nombre de vérifications, sur la base de critères objectifs de proximité, de taille ou de spécialisations. Notre plateforme intègre par ailleurs un système de recommandation. »

En une année et demie, Sortlist a vu transiter sur sa plateforme quelque 1.200 projets, pour un volume d’affaires total estimé à 8 millions d’euros. Le projet moyen s’élève à 30.000 euros. « Mais nous avons aussi pas mal de projets à 2.500 euros dans des petites entreprises. » Pour des missions inférieures à 2.000 euros, la start-up redirige le demandeur vers d’autres solutions locales. Encore discret sur son chiffre d’affaires, Nicolas Finet indique qu’une quinzaine de projets sont traités quotidiennement sur la plateforme d’intermédiation.

Par le bouche-à-oreille, Sortlist a déjà attiré des clients en France, au Royaume-Uni, au Canada, en Espagne ou en Suisse. Une société française du CAC 40 a fait appel à la start-up belge pour une mission de référencement en ligne.

Forte de ces marques d’intérêt internationales, Sortlist est actuellement occupée à recruter un représentant pour la France, où elle va tout prochainement ouvrir une antenne. Avant sans doute d’autres pays européens.

« Pour nos premiers pas en France, nous pouvons désormais compter sur les conseils d’autres start-up belges comme Tweetwall Pro, 87 Seconds, Djump (ndlr : rachetée l’été dernier par Chauffeur-Privé)ou Menu Next Door, qui ont déjà une expérience à Paris », se réjouit Nicolas Finet.

Employant désormais une dizaine de personnes plus quelques stagiaires, Sortlist se trouve à l’étroit au CreatvSpark de Mont-Saint-Guibert et va déménager fin avril vers le zoning nord de Wavre.