S'identifier S'abonner

Attentats de Bruxelles: de nouvelles victimes ont été identifiées

Pour plusieurs familles, l’espoir de revoir leurs proches en vie s’est éteint vendredi soir ou samedi matin.

Par Pascal Lorent et Julie Huon

Temps de lecture: 4 min

Pour les familles des personnes portées disparues dans les attentats de ce 22 mars, le temps qui file amenuise peu à peu l’espoir de revoir leurs proches en vie. Pour plusieurs d’entre elles, il s’est définitivement éteint vendredi soir ou samedi matin. Le décès d’Alexander et Sascha, les deux New-Yorkais d’adoption a, entre autres, déjà été confirmé en début de soirée vendredi.

Les décès de ressortissants de 11 pays ont été confirmés.

Des victimes belges

En Belgique, les proches de Fabienne Vansteenkiste ont eu la confirmation de son décès. Cette habitante de Gesves travaillait à l’aéroport de Zaventem. Elle était maman et grand-mère de deux petits-enfants.

Le décès de Lauriane Visart, âgée de 27 ans, a également été confirmé. La jeune femme se trouvait dans le métro au moment de l’explosion.

Confirmation de la mort d’André Adam, franco-belge

Le quai d’Orsay a confirmé la mort d’André Adam vendredi. Ce Franco-belge de 79 ans a été tué à l’aéroport de Zaventem. D’après sa famille, il devait se rendre à Miami avec Danielle, son épouse. Grièvement blessée, celle-ci a été hospitalisée au CHU de Louvain. Ancien diplomate, André Adam avait été ambassadeur de Belgique au Zaïre (1990-1991), en Algérie (1986-1990) puis ambassadeur à Washington et enfin représentant permanent auprès des Nations-Unies à New York. Il vivait depuis plusieurs années à Larressingle, petit village situé dans le Gers (dans le Languedoc-Roussilon). Il y présidait l’Association des Amis de Larressingle, dont l’objectif est de faire découvrir la petite cité médiévale, encore appelée « Petite Carcassonne ».

Des personnes encore disparues

Par ailleurs, selon nos confrères de Vers L’Avenir, Yves Ciyombo Cibuabua figurerait également parmi les victimes. Une information que la famille de ce Sambrevillois a tenu à démentir ce samedi.

Une quinzaine de personnes restent encore disparues, quatre jours après les attentats. Des familles, des amis, balancent toujours entre espoir ténu et inquiétude lancinante.

Voir la vidéo sur mobile

Rtl info annonce le décès de Jennifer Scintu Waetzmann, Le Soir n’a pas d’informations qui permettent de le confirmer.

Vingt-quatre victimes mortelles identifiées

Le bilan toujours provisoire des attaques sanglantes s’élève à 31 morts, et « environ » 340 blessés. Outre les trois kamikazes (compris dans le bilan), 24 personnes décédées ont déjà été identifiées. Onze sont des ressortissants étrangers de huit États différents, d’après le SPF Affaires étrangères. Dix-neuf nationalités étrangères ont également été répertoriées parmi les blessés, a ajouté le porte-parole du SPF, précisant que les Affaires étrangères ont été en contact avec 110 ambassades du monde entier après les attentats.

Parmi les 101 victimes encore hospitalisées dans 33 sites en Belgique ou en France, 62 se trouvent aux soins intensifs et 32 souffrent de brûlures sévères, a-t-on appris. Ces dernières ont été admises dans des services spécialisés pour grands brûlés dans toute la Belgique.

L’hôpital militaire de Neder-Over-Heembeek a accueilli mardi 93 patients. Quinze de ces blessés sont soignés au centre des grands brûlés. Ils présentent notamment des lésions dues au souffle des explosions, comparables à celles observées sur des soldats de retour d’Afghanistan, a témoigné le chef de ce service, le docteur Serge Jennes.

« De 10 à 40 % de la surface de ces patients est brûlée, sachant qu’il faut un à deux jours de soins par pourcentage de surface brûlée », a-t-il expliqué. « Après une phase de soins aigüe, ils seront en revalidation prolongée pendant un à deux ans. » De nombreux blessés ont le tympan perforé, a aussi rapporté le médecin.

L’identification qui prend du temps

L’identification des victimes prend du temps car le service d’identification de la police fédérale (DVI) attend d’avoir une certitude complète selon les standards d’Interpol, a ensuite rappelé Christian Decobecq, le chef de la DVI. «  Certains de mes collègues ont fait plusieurs fois le tour de l’horloge », a-t-il souligné, assurant faire le maximum avant tout pour les familles.

Pour chaque corps, les experts comparent des données « ante mortem » récoltées auprès des familles, de dentistes et de médecins avec les données « post mortem » disponibles. Trois données sont décisives : les empreintes digitales, les dents et l’ADN, a détaillé M. Decobecq.« La reconnaissance visuelle peut mener à des erreurs », a-t-il insisté.

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

Retour en haut du site Belgique Monde Économie Sports Culture Opinions Techno Sciences et santé So Soir Soirmag Génération Demain la Terre Images Le choix de la rédaction Dossiers Archives Bourses Trafic Météo Programmes télé Club du Soir Nous contacter RSS Concours Les voyages du Soir La boutique SoSoir Petites annonces Annonces immobilières Gocar Faire-part et cartes de vœux Photobook Les Oeuvres du Soir Toutes nos archives Gérer les cookies Rossel Rossel Advertising References Cinenews Out.be Passion Santé L'Echo SudInfo Metro Grenz Echo La Voix du Nord Vlan Rendez-vous En mémoire Sillon belge App Store Optimization Immovlan VLANSHOP