«Je m’occupais d’un chat»: les justifications farfelues de Reda Kriket

Arrêté le 24 mars, Reda Kriket est soupçonné d’avoir piloté un projet d’attentat imminent à Argenteuil, en banlieue parisienne. Interrogé depuis une semaine par les hommes de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), l’homme qui se présente comme « un vendeur de bibelots et de bijoux anciens » sur les marchés de Bruxelles, livre des justifications... abracadabrantesques. TF1 a mis la main sur les interrogatoires.

Le « gardien » de l’appartement

Pour rappel, cet ex-braqueur de 34 ans qui a séjourné à Ixelles entre 2011 et 2014, est soupçonné d’avoir projeté un attentat « à un stade avancé ». Plusieurs fusils d’assaut, dont des kalachnikovs, des produits chimiques et des explosifs avaient également été découverts dans un appartement d’une autre ville de banlieue.

S’il reconnaît l’existence « du matériel de fou » dans l’appartement, il affirme n’en être que « le gardien » : « Je dormais dans cet appartement même si cela me dégoûtait avec tout ce qu’il y avait dedans mais j’avais pas le choix car j’étais recherché par la police », détaille Reda Kriket.

Un commanditaire qui a « du charisme »

Le voyou explique encore qu’il agissait sous les ordres d’un commanditaire plus âgé que lui et charismatique. Et soutient que les produits chimiques n’ont été manipulés que par ce dernier : « J’ai tout fermé dans le coffre en attendant de savoir quoi faire », explique encore Reda Kriket. Il explique qu’il n’avait aucun projet d’attentat : « Je n’ai rien à voir avec ce qu’il s’est passé à Bruxelles et à Paris. Rien n’est sorti de l’appartement, et rien n’est prévu selon moi. Rien n’est prévu. ».

« Je me suis occupé d’un chat et j’ai soigné mes dents »

Interrogé sur une conversation datant du 12 mars interceptée par les policiers, dans laquelle il demande s’il doit « ramener la guitare », l’ex-braqueur donne des explications pour le moins surprenantes : « Je parle en codes de fou, je donne peu de détails au téléphone. Quand je dis guitare, je veux dire que je dois dormir chez une personne qui m’a une fois montré une guitare ». Questionné sur un voyage en Turquie en septembre 2014, Reda Kriket ne se démonte pas et explique s’être « occupé d’un chat trouvé sur place » et avoir « soigné ses dents ».