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Les hôteliers bruxellois sont aux abois

Les hôteliers bruxellois tirent la sonnette d’alarme.Ils constatent une baisse de leur fréquentation de plus de 50 %.

Journaliste au service Bruxelles Temps de lecture: 3 min

Les Bruxellois qui se promènent dans les rues le constatent tous les jours depuis le 22 mars. La Grand-Place quasi vide, les restaurants avec seulement quelques tables, le Manneken Pis qui se sent bien seul sans les clics des appareils photos. Les touristes sont partis et ils ne reviendront pas avec le printemps. Une catastrophe pour les hôteliers bruxellois, indépendants ou appartenant à des grands groupes internationaux. Tous affichent au minimum une perte de 50 % dans leur fréquentation.

En Région bruxelloise, le secteur hôtelier emploie environ 12.000 personnes. Un chiffre en constante augmentation puisque le nombre de nuitées passées dans la capitale n’a fait que croître ces dernières années. On dépasse aujourd’hui les 7 millions mais, depuis les attentats, la donne a changé. La Brussels hotels association (BHA) parle d’une diminution de 50 % par rapport à l’année dernière. Pour le lundi de Pâques, le taux de remplissage était de 18 % contre 70 % en temps normal. « C’est un désastre social qui se profile, explique Rodolphe Van Weyenbergh, secrétaire général de BHA. Cette diminution est sans précédent. Nous nous sommes posé la question de la communication alors que nous sommes toujours sous le choc des attentats mais si on ne fait rien, nous courons à la catastrophe. »

Après les attentats de Paris et le lockdown de novembre, les hôteliers avaient déjà enregistré de lourdes pertes financières. Un retour des touristes était constaté depuis un petit mois. Aujourd’hui, la situation est pire. « Nous demandons au ministre de l’Economie de faciliter le chômage économique des employés comme cela est possible pour les ouvriers, précise Rodolphe Van Weyenbergh. Nous souhaitons également que la taxe touristique soit suspendue. S’il n’y a pas de touriste, elle n’a aucun sens. »

En Région bruxelloise, cette taxe varie selon les communes. Si à la Ville de Bruxelles les hôtels la paient uniquement si la chambre est occupée, dans les autres entités, le montant est fixé par chambre construite. De plus, son montant varie. Dans la déclaration de politique générale, il est d’ailleurs indiqué qu’elle devra être harmonisée et régionalisée.

La Région peut ordonner aux communes de suspendre sa perception et utiliser le fonds de compensation. Les discussions sont en cours mais les professionnels du secteur disent ne pas pouvoir attendre la fin des vacances de Pâques.

A VisitBrussels, l’office du tourisme régional, on préfère attendre la réouverture de l’aéroport avant de communiquer sur les taux de fréquentation des attractions touristiques. « On prend en compte les intentions de voyage, commente Patrick Bontinck, directeur de VisitBrussels. Bruxelles perd 50 %, Berlin 38 %, Paris 35 % et Londres 29 %. C’est inquiétant sur le long terme. Nous espérons que les gens ne vont pas changer leur façon de vivre. »

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