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Couillet: la piscine Solvay boit la tasse

Si le propriétaire de la piscine à Couillet ne se manifeste pas, il risque d’être exproprié de ce bâtiment qui date des années 30. Le bâtiment classé deviendrait alors propriété de l’Institut du patrimoine wallon. A moins que la Ville de Charleroi le rénove à ses frais avant de réclamer le montant investi au propriétaire.

Temps de lecture: 3 min

Depuis son rachat à l’ULB par l’ASBL CIECD (Centre islamique européen pour la culture et le dialogue), aucun entretien n’a été réalisé. Le bâtiment se délabre complètement et est envahi par les squatteurs. Pourtant, c’est une obligation légale pour l’ASBL de maintenir ce bâtiment dans un état correct. Les autorités sont dès lors obligées de s’en mêler… et de sommer le propriétaire de se conformer à l’exigence d’entretien.

« Mais le pouvoir public a peu de moyens pour obliger les propriétaires privés à entretenir leur bien, même dans le cas où le bâtiment est classé au patrimoine wallon comme celui-ci, explique Mohamed Fekrioui, échevin du Patrimoine remarquable de la Ville de Charleroi. J’ai déjà adressé plusieurs courriers au propriétaire pour qu’il m’informe de ses intentions mais ceux-ci sont restés sans réponse. »

Au cours des derniers mois, l’avocat représentant cette association s’était engagé à contacter le président de l’ASBL CIECD afin de régulariser la situation. Depuis lors, il n’y a toujours aucune réponse.

Que fait la Région wallonne ?

Parallèlement aux démarches de la Ville de Charleroi, Véronique Salvi, députée au parlement wallon, a adressé une question au ministre du Patrimoine à ce sujet. Et on lui a répondu qu’il existe bien un dispositif dans le cas d’immeubles classés au patrimoine wallon et laissés à l’abandon. Cependant, la procédure devra être renforcée dans le cadre du Code du patrimoine qui est en cours de rédaction…

En clair, pour l’instant que peut faire la Région wallonne ?

Chaque monument classé fait l’objet d’une fiche d’état sanitaire. Celle de la piscine a déjà été réalisée et envoyée au propriétaire. Elle identifie les actes et les travaux à réaliser pour entretenir et restaurer le bâtiment.

Sauf exception motivée, le propriétaire a 5 ans pour les exécuter. Il peut même parfois bénéficier de subsides.

Si au bout de 5 ans, les travaux n’ont pas été faits, la fiche sanitaire est réactualisée et une demande « plus affirmée » est faite au propriétaire. Si rien n’est fait, les subsides sont diminués.

Si après 5 nouvelles années, rien n’a été entamé et que l’immeuble est en péril, le règlement prévoit que les travaux soient confiés aux communes ou à la province qui récupérera les montants investis auprès du propriétaire, soit que le bien soit exproprié pour cause d’utilité publique au profit de l’Institut du Patrimoine Wallon.

Mais depuis la création de l’IPW, jamais ce dernier mécanisme n’a été mis en œuvre…

Nous sommes donc encore loin de voir un quelconque changement dans le dossier de l’Amicale de Solvay.

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