Panama Papers: un an d’enquête, plus de cent médias

Ces « Panama Papers » représentent la plus grande fuite de données jamais traitée par un réseau de journalistes.

Journaliste au service Culture Temps de lecture: 2 min

Durant un an, plus de 370 journalistes provenant de plus de cent médias du monde entier – 76 pays – ont travaillé ensemble au décodage, au recoupement, à l’analyse de 11,5 millions de documents internes à l’un des plus grands producteurs mondiaux d’offshores, le bureau juridique Mossack Fonseca (Panama). Plus de 214.000 entités juridiques établies dans 21 juridictions différentes ont été mises à plat, reconstituées, ses donneurs d’ordres et bénéficiaires pistés dans plus de 200 pays et territoires. L’enquête met notamment en cause 12 chefs d’Etat, 61 proches ou associés de chefs d’Etat et 29 des 500 plus grandes fortunes mondiales.

Les documents originels – mails, notes, PDF, images, tableurs, fax – ont été livrés par une source anonyme au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, qui s’est associé pour les décrypter et les traiter à l’International Consortium of Investigative Journalists (Washington). Ces « Panama Papers » représentent la plus grande fuite de données jamais traitée par un réseau de journalistes : 2,6 térabyts, soit dix fois plus que le dossier OffshoreLeaks révélé en 2013.

Pour les médias belges, l’enquête a mobilisé trois rédactions et cinq journalistes : Le Soir (Xavier Counasse, Alain Lallemand, Joël Matriche), Knack (Kristof Clérix) et De Tijd (Lars Bové).

Ils ont notamment travaillé aux côtés des rédactions de Falter (Autriche), Politiken (Danemark), L’Espresso (Italie), The Guardian (Grande-Bretagne), Le Monde et Premières Lignes (France), Aftenposten (Norvège), CBC Radio et The Toronto Star (Canada), La Nación (Argentine), The Asahi Shimbun (Japon), Haaretz (Israël), Gazeta Wyborcza (Pologne), Trouw (Pays-Bas), The Mail&Guardian (Afrique du Sud), The Indian Express (Inde), l’Université de Columbia et le Miami Herald (Etats-Unis), O Estado de Sao Paulo (Brésil), Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP, Bosnie).

 

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