Franco Dragone mouillé par Panama Papers: «Je n’ai pas choisi La Louvière pour la fiscalité»

Metteur en scène talentueux, Franco Dragone est tout aussi compétent et imaginatif lorsqu’il s’agit de dissimuler contrats et transactions financières dans des paradis exotiques.

Les documents divulgués par l’ICIJ et Le Soir illustrent par l’exemple cette passion pour les sociétés offshore et les refuges fiscaux, passion qui vaut d’ailleurs au Louviérois d’être, depuis trois ans, l’objet d’une instruction judiciaire.

C’est en effet par le biais de la société offshore Lina International que Franco Dragone s’est assuré les services de Giulano Peparini, chorégraphe de The House of Dancing Water, un méga-show aquatique monté dans un casino de Macao. L’identité du chorégraphe est, elle, dissimulée derrière une société écran panaméenne.

Si Giuliano Peparini a ignoré les sollicitations du Soir, Franco Dragone a pour sa part rappelé que « la justice belge se penche sur la structure du groupe depuis trois ans et cette enquête n’est pas clôturée. Dans ces conditions , poursuit-il, vous comprendrez qu’il m’est difficile d’apporter des commentaires sur l’objet de ladite enquête. En outre, vous évoquez la rémunération de nos concepteurs, laquelle est de nature confidentielle. Je vous rappelle surtout que j’ai fait le choix d’installer ma compagnie à La Louvière. J’ai fait ce choix pour créer de l’emploi, pour faire rayonner ma région dans le monde entier. Ce choix n’était pas celui de la fiscalité mais celui de l’engagement et de l’attachement à mes racines. Tous nos clients sont hors Belgique et je peine à les convaincre de faire appel à nos services. »