Waterloo: l’Europe s’invite à Argenteuil

Huit cents élèves. Trois filières (francophone, suédoise et anglaise). Et une ouverture prévue en septembre prochain. Une nouvelle école européenne va bien s’implanter dans le château du domaine d’Argenteuil à Waterloo. Elle pourra accueillir, dans un premier temps, près de 160 élèves de maternelle et de primaire. Les trois premières années de la section secondaire seront quant à elles accessibles dès 2017. Les années suivantes s’ouvriront en fonction de la courbe de progression des élèves.

Cet établissement est le fruit d’un rapprochement entre le Lycée Molière, situé à Ixelles, seule école privée homologuée par la Fédération Wallonie-Bruxelles, et l’Ecole scandinave Reine Astrid, déjà installée à Argenteuil. A terme, les deux entités ne formeront plus qu’un. Et ce par le biais de la création d’une ASBL distincte. Le départ de la section norvégienne de l’Ecole scandinave, de même que les besoins de créer de nouvelles places pour les « élèves européens », ont permis de rapprocher les envies. « La particularité de cette école est qu’elle ne sera pas réservée aux enfants de fonctionnaires européens mais ouverte à tous, précise Sue Kay, collaboratrice du futur directeur Félix de Merode. Nous y dispenserons un enseignement de qualité dans un cadre magnifique. L’avantage de notre cursus est qu’il est accessible en différentes langues. Des cursus en néerlandais, espagnol et allemand pourraient aussi voir le jour à l’avenir. »

Si elle est ouverte à tous, elle ne sera par contre pas accessible à toutes les bourses. Le minerval oscillant entre 10.000 et 14.000 euros par an. Précisons que contrairement aux quatre écoles européennes qui existent déjà en Belgique (Ixelles, Uccle, Woluwe-Saint-Lambert et Laeken), le coût de la scolarité et le détachement des enseignants ne sont pas assumés par les institutions européennes. L’Ecole européenne de Bruxelles-Argenteuil doit donc trouver une bonne part de son financement ailleurs.

A terme, on devrait donc retrouver près de 800 élèves dans ce site installé au milieu d’un parc et disposant d’importantes installations sportives. D’après l’expérience des autres écoles européennes, les élèves seront essentiellement issus du Brabant wallon et de Bruxelles. Ils devront réussir, à l’issue de leur scolarité, soit le bac international, soit les épreuves du jury de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Enfin, ajoutons que des navettes seront organisées depuis la capitale pour faciliter les déplacements. Dans la même optique de réduire les problèmes de mobilité, le début des cours sera également décalé à 9 h 15. « Mais ce dernier point vise aussi et surtout à améliorer la qualité de vie de nos élèves et à éviter le stress », fait remarquer Sue Kay.