Pourquoi le successeur de Milquet ne sera sans doute pas connu immédiatement

On s’y attendait, c’est fait. Ce lundi matin, la vice-présidente de la Communauté française, ministre de l’Education, de la Culture et de l’Enfance Joëlle Milquet (CDH), a annoncé sa démission suite au dossier des collaborateurs fantômes : « Il est temps de sortir publiquement de la réserve. Je remets mon mandat entre les mains du Parlement  ».

La vie politique mouvementée de Madame «non»: notre ligne du temps

Flanquée de ses avocats Adrien Masset et Laurent Kennes, la Bruxelloise a organisé une conférence de presse ce lundi matin. Expliquant avoir vécu tout cela comme une « attaque politique » à son égard, la ministre a signalé avoir reçu un acte d’inculpation en fin de semaine dernière.

Qui pour remplacer Joëlle Milquet ?

Plusieurs noms sont cités – ceux de Marie-Martine Schyns, Catherine Fonck et d’autres. La première a pour elle d’avoir été ministre de l’Enseignement (de l’été 2013 à l’été 2014), en remplacement de Marie-Dominique Simonet, qui avait quitté l’Education pour raisons de santé. La seconde a été ministre à la Communauté française et dans le gouvernement fédéral.

Rien ne dit que le nom du successeur sera connu ce lundi – on rappelle qu’il s’était passé trois jours, en 2013, entre l’annonce de la démission de Simonet et le choix de Schyns. Et on soulignera combien Lutgen, le président, aime les surprises.

Pour le CDH, l’affaire est complexe

D’abord la démission de Milquet, moissonneuse à voix, risque d’encore déforcer le CDH dans la capitale. L’idéal serait de la remplacer par un(e) Bruxellois(e), et de préparer ainsi une forme de relève.

Mais, là, aucun nom ne jaillit spontanément.

Deuxième difficulté : Milquet cumulait trois gros portefeuilles (Education, Culture, Petite enfance). Et, au parti, on voit peu de personnalités capables de supporter un tel fardeau. Le CDH pourrait donc choisir de morceler les portefeuilles et de procéder à une nouvelle répartition des charges.