Flandre: les «returnees» ne font pas l’objet d’un suivi systématique par la justice

Les combattants de retour de Syrie (returnees) ne font pas l’objet d’un enregistrement et d’un suivi systématiques par les maisons de justice en Flandre, a indiqué le ministre flamand Jo Vandeurzen (CD&V), en réponse à une question parlementaire de la députée Yasmine Kherbache (sp.a). Au cours des deux dernières années, «quasi aucun» combattant syrien de retour en Belgique n’a fait l’objet d’un accompagnement, a ajouté le ministre.

Cette réponse est «hallucinante», a réagi Mme Kherbache, qui a appelé M. Vandeurzen à travailler d’urgence à la mise en place de programmes de déradicalisation. Le système employé dans les maisons de justice (SIPAR) ne prévoit pas pour l’instant un enregistrement spécifique des combattants de retour de Syrie, selon M. Vandeurzen. Une catégorie « terrorisme » sera créée prochainement, mais elle n’est pas automatiquement liée au cas des « returnees ».

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