C’est vous qui le dites sur la grève à Belgocontrol: «Honte aux contrôleurs aériens»

Les faits

Le trafic aérien est perturbé depuis mardi soir en raison d’une action sauvage des contrôleurs aériens, qui protestent contre un accord social sur la mise en disponibilité à 58 ans et la retraite anticipée à 63 en 2030. Si le trafic a repris normalement à Charleroi et Liège, l’aéroport de Bruxelles est toujours impacté ce mercredi matin (les dernières informations dans notre direct).

L’action, lancée par des membres en colère de la guilde belge des contrôleurs aériens, a suscité l’incompréhension.

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L’avis de la rédaction

Une situation dénoncée par l’éditorialiste du Soir, Béatrice Delvaux, qui écrit : « (…) Alors, en résumé, que ce pays a besoin de toutes ses forces et tous ses atouts pour simplement surnager, des contrôleurs aériens annoncent à la face du monde qu’ils font semblant d’être malade, plongeant non seulement la Belgique mais une partie du ciel européen dans le chaos ! Nous n’avons décidément pas besoin d’ennemis extérieurs pour sombrer. »

► L’édito : Grève à Belgocontrol : ce pays est son pire ennemi

C’est vous qui le dites

Vous avez été nombreux à réagir sur notre site et les réseaux sociaux.

Sara O. : « C’est honteux, juste honteux. À croire qu’ils veulent porter le coup fatal à une Belgique déjà exsangue depuis deux semaines. Je suis pour le droit de grève mais notre liberté s’arrête là où commence celle des autres et là ils ont sacrément empiété sur la liberté de milliers de personnes. Merci bien d’enfoncer la Belgique un peu plus dans un chaos déjà tellement critiqué depuis des mois. Un pays en pleine crise sécuritaire et touristique a besoin de tous les efforts pour se reconstruire, les contrôleurs aériens ne l’ont apparemment pas compris. »

Pascal D. : « Mesdames et Messieurs les contrôleurs incontrôlables, défendre ses acquis sociaux, vouloir conserver ou améliorer son pouvoir d’achat, ses conditions de travail, tout cela est légitime. Mais un minimum de jugeote, de sens des responsabilités, de décence, devrait vous interdire d’entreprendre ce type d’actions à un moment totalement inopportun. Idéologiquement de gauche, mais avec un certain sens du devoir, je suis dégoûté par votre action et par vos syndicats qui cautionnent (encouragent) ce sabotage ! Honte à vous ! »

Tomer N. : « Ne peut-on interdire, en Belgique, une grève lorsque les circonstances sont exceptionnelles et le justifient ? Il existe pourtant des pays où le tribunal du travail peut être saisi pour ordonner le retour immédiat au travail si la grève est abusive, du moins temporairement. »

Benoît M. : « Et quoi parce qu’il y a eu des attentats, on ne peut plus faire grève ? »

Yves G. : « Est-ce si compliqué de comprendre que se prendre trois ans de plus dans un boulot hyperstressant du jour au lendemain sur base d’un accord bidon conclu avec la Centrale générale des services publics désertée depuis des années par tous les contrôleurs provoque une certaine colère ? »