Namur en Mai 2016, c’est un double renouveau

Une première édition signée par l’ASBL Nem

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Oyez bonnes gens, les bateleurs, qui n’avaient pas déserté la cité du Grognon, seront de retour avec davantage de force au prochain week-end de l’Ascension. Après les 19 éditions sous la houlette de la famille Tirtiaux, des errements comptables du fiston déboulant sur une mise en liquidation, une vingtième édition portée par le sursaut d’orgueil de comédiens namurois piqués au vif à l’idée de ne plus entendre de boniments servis dans leur jolie Corbeille, se profile donc la première mouture de Namur en Mai signée par l’ASBL Nem, une structure de convenance – son siège social est à Namur, concession de service public oblige – derrière laquelle on retrouve l’équipe du festival LaSemo. Ainsi en avait décidé le conseil communal après moult débats parfois houleux sur l’appel d’offres lancé par la Ville. Rappelons simplement que le collectif du cru, sauveur in extremis de l’édition 2015, a remis trop tard une offre en totale correspondance avec le cahier des charges. Quoi qu’il en soit, Nem officiera pour trois ans au moins, voire plus si affinités avec le tissu associatif local. Malgré le climat ambiant un tantinet bancal, il faut attester de la bonne et sincère volonté de Samuel Chappel, directeur de Nem, de créer une véritable fête autour des arts forains et du spectacle de rue.

Ce mercredi, toutes les parties prenantes au prochain Namur en Mai se retrouvaient dans la salle de réunion du bourgmestre pour présenter en détail le festival : plus de 200 spectacles (gratuits ou au chapeau pour une bonne moitié d’entre eux), une soixantaine de compagnies rassemblant 400 artistes, dix-huit lieux investis sans tenir compte des spectacles déambulatoires, un volet développement durable – 20 mesures sont prises parmi lesquelles l’usage de gobelets réutilisables, de toilettes sèches, d’îlots de tri des déchets, une sélection de restaurateurs avec produits locaux et de saison, large sensibilisation à l’alimentation avec foodtrucks, etc. –, tout ceci ne manque pas d’allure. A pointer, le partenariat avec la Province – poussé par la députée Geneviève Lazaron – dépasse les simples subventions et prennent une forme concrète autour du musée Rops, du Trema (musée des Arts anciens) et de la Maison de la Culture avec entrées gratuites et visites contées, spectacles à l’intérieur des musées, activité autour de l’expo « Poupées et tabous » qu’héberge la Maison de la Culture. C’est aussi sur la petite esplanade à l’entrée de cette dernière que s’installera une nouvelle attraction, l’Amusoir, avec manèges et jeux en bois pour les familles.

Un tiers de troupes namuroises

S’agissant des troupes, un bon tiers provient de la province namuroise, 20 % sont internationales. On retrouvera avec plaisir des habitués tels que le Magic Land Théâtre ou la Compagnie des Bonimenteurs, à côté de découvertes comme l’acrobate Georg Traber qui va, place Chanoine Descamps, construire des tours parfaites à l’aide de perches de frênes de trois mètres qu’il arrime les unes aux autres.

Festival du 6 au 8 mai. Infos : www.namurenmai.org

 

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