Trois communes pour un bus

Mont-Saint-Guibert apprend de ses erreurs. La formule d’un Proxibus sur sa seule entité n’ayant pas attiré le public escompté, elle s’est donc tournée vers Chastre et Ottignies-LLN pour imaginer un Proxibus intercommunal. Avec bonheur puisque les trois entités ont décidé de s’associer dans une première wallonne qui doit démarrer en septembre. Au départ de la maison communale de Chastre et en passant par Noirmont, Saint-Géry, Gentinnes, Villeroux, Hévillers, la gare de Mont-Saint-Guibert, l’Axisparc, le lycée Martin V, pour arriver à l’antenne de Lauzelle de l’Athénée royal Paul Delvaux. Le tout, en 30 minutes.

Entre 2009 et 2015, un bus rouge et jaune a donc circulé dans Mont-Saint-Guibert. « Mais le plus souvent avec une ou deux personnes dedans, si pas personne !, reconnaît Philippe Evrard, le bourgmestre (Écolo). Pourtant, malgré un coût communal de 80.000 euros par an pour la commune, c’était gratuit pour le public. »

Cependant, une enquête a démontré l’intérêt des habitants de Hévillers de pouvoir rejoindre la gare de Mont-Saint-Guibert, ainsi que la nécessité d’assurer une liaison avec Louvain-la-Neuve, principalement les deux écoles secondaires.

Sachant de plus que la population guibertine va grimper à 8.000 âmes dans les cinq ans à venir, l’échevine de la Mobilité guibertine Catherine Berael (Écolo) a donc été trouver ses collègues de Chastre, Philippe Babouhot (ICR, indépendant), et d’Ottignies-LLN, David da Câmara Gomes (Écolo) afin de les convaincre. Aisément.

« Le plan de mobilité a démontré la nécessité d’assurer un bus pour les habitants de Saint-Géry, Gentinnes et Villeroux, pointe le bourgmestre de Chastre, Claude Jossart (ICR, MR). Et relier la commune à Louvain-la-Neuve en une demi-heure, ce ne sera pas du luxe. De même qu’une connexion avec la gare guibertine. »

Et pour Ottignies-LLN, ce Proxibus aura surtout pour principal atout de réduire les files de voitures à l’entrée de la cité universitaire. Selon le bourgmestre Jean-Luc Roland (Écolo), « si on peut retirer 50 voitures de la circulation, voire même 200 si ce bus rencontre du succès, on aura déjà apporté notre petite pierre à l’édifice. »

Reste, d’ici juin, à définir des horaires (un trajet le matin et trois au retour, arrêt pendant les congés scolaires ?) et un tarif, étant entendu que le TEC met un bus à disposition, tandis que les communes paient le chauffeur, le carburant et les petits entretiens. Trois communes qui rappellent qu’elles souhaitent toujours une liaison par bus entre Gembloux et Wavre via la N4…