Danilo Di Luca, ancien vainqueur de la Flèche et Liège-Bastogne-Liège: «Si je ne m’étais pas dopé, je n’aurais rien gagné»

Suspendu à vie en 2013 en raison de deux contrôles antidopage positifs, Danilo Di Luca a collecté ses souvenirs dans une biographie à paraître à la fin de ce mois d’avril. L’ancien vainqueur du Giro, de LBL, de l’Amstel et de la Flèche y évoque ses souvenirs, bien sûr, mais aussi l’utilisation des produits dopants. "Je ne regrette rien. J’ai joué, j’ai menti, j’ai perdu. Si je ne m’étais pas dopé, je n’aurais rien gagné. J’ai fait ce que je devais faire", confesse-t-il dans "Bestie di Vittoria", que l’on peut traduire par "Fabriqués pour gagner", que nos confrères de Sport.be ont pu se procurer. "Le dopage te permet d’améliorer ta condition de 10 ou 12% quand tu es déjà en top condition."

Di Luca, 2e du Triptyque ardennais en 1998, avoue également avoir commencé à se doper en 2001, après avoir été battu par un amateur qu’il estimait moins fort que lui et qui avait eu recours à des substances prohibées. "Les médecins ne peuvent pas te prescrire ce dont tu as besoin. Cortisone, EPO, Testostérone,... Tu dois tout trouver tout seul, dans des salles de sport ou sur le web. Dans le peloton, tout le monde est au courant, cela fait partie du boulot. Si tu te fais avoir, c’est que tu t’es gouré dans tes calculs car tout le monde sait combien de temps les traces restent dans le corps et donc décelables lors des contrôles."