Cherche 48 pompiers volontaires

La réorganisation des services d’incendie en province de Namur, très mouvementée et controversée, a fait couler beaucoup d’encre. Voici un an que les trois nouvelles zones fonctionnent. Celle de Val de Sambre, au départ constituée en rassemblant les six communes (Sambreville, Jemeppe, Fosses, Floreffe, Mettet et Sombreffe) qui ne se retrouvaient ni dans Nage (autour de Namur, Andenne et Gembloux), ni dans Dinaphi (les 22 communes des arrondissements de Dinant et Philippeville), dressait son premier bilan d’activité ce vendredi à Sambreville, en présence de plusieurs bourgmestres. Pour annoncer, chiffres à l’appui, que malgré un climat ambiant peu favorablela zone fonctionne avec un budget maîtrisé. Val de Sambre s’apprête à recruter 48 pompiers supplémentaires (tous volontaires, restrictions financières obligent) cette année pour porter à 200 l’effectif total du service.

« Même si les changements sont rarement appréhendés positivement et si les habitudes sont souvent difficiles à bousculer, nous pouvons nous targuer d’être parvenus, en une seule année, pourtant accompagnée de travaux et de gros projets, à une réussite », synthétise le chef de corps Marc Gilbert. De fait, la future caserne de Sambreville (un projet 6,7 millions), en construction, devrait être inaugurée en octobre ; l’école du feu sur le même site – pour former les pompiers de toute la province – est quasi prête ; la zone de Sambreville devient une référence en matière de produits chimiques. Des économies ont été réalisées en révisant la convention avec Solvay, en regroupant des marchés publics, par corrections de factures et suppressions de contrats, etc.

Cependant, pour les responsables de la zone, tout ne va pas si bien. Marc Gilbert, toujours militant, en appelle à la Région de lui accorder les points APE sollicités et surtout au fédéral (Intérieur et Santé publique), qui ne participe au financement de la zone qu’à hauteur de 20 %, à mettre la main au portefeuille comme promis.