À la rencontre des francs-maçons

Ils sont astreints à la discrétion mais acceptent de vous rencontrer. Les francs-maçons en Belgique ne sont pas une vue de l’esprit. Ils exercent encore un certain pouvoir d’influence, notamment sur toutes les questions éthiques. Ces hommes et ces femmes, nous les avons écoutés parler de leur engagement. Il est souvent sincère mais pas automatiquement actif : « Au moins 75 % sont non-pratiquants, nous a confié un franc-maçon. Seuls 25 % participent régulièrement à nos réunions et font vivre la franc-maçonnerie ». Celle-ci se compose de plusieurs obédiences. La plus importante est le Grand Orient de Belgique, suivi par la Grande Loge de Belgique créée par après. Le Droit humain, mixte, est né au XXe siècle. S’y sont rajoutés la Grande loge féminine de Belgique et le Grand Orient de Luxembourg qui a une loge à Liège. Ce Top 5 cohabite avec la Grande Loge régulière de Belgique, plus ritualiste. En leur sein, des hommes et des femmes, plutôt érudits, attirés par un socle de valeurs – l’anticléricalisme, le Libre examen, la liberté de penser – qui sont présents dans les grands débats de société. Franc-maçon, on l’est souvent à vie. Rares sont ceux qui se retirent même si beaucoup sont “en sommeil”. Agissent-ils en sous-main ? Leur prête-t-on trop de pouvoir ? Se rendent-ils des services entre eux ? Selon certains, ils infiltreraient la justice, le gouvernement, les rouages de l’État. Ils s’arrangeraient entre eux, forts d’une connivence immédiate, pesant ainsi sur l’issue d’un procès ou d’un contrat. Vrai/faux ? Exagéré ? Déformé ? Ou expression tangible d’une certaine solidarité élitiste ? Nous leur avons posé la question en direct, dans le blanc des yeux, en tâchant de séparer les fantasmes des réalités. Tous tombent d’accord sur un point : la franc-maçonnerie n’a rien d’une société secrète. « Ça, c’est de la BD, du roman », sourit un franc-maçon. « Elle n’influence pas la politique belge, à quelque niveau que ce soit, y compris au gouvernement, même si l’on compte des francs-maçons dans certains partis comme le PS ou dans l’ancien parti libéral, mais moins au MR aujourd’hui », soutient même l’un d’eux.

« Elle est enfant des Lumières »

Ce grand médecin belge est franc-maçon depuis 33 ans. Il a suivi tout le parcours hiérarchique : apprenti, compagnon, maître, sans aller jusqu’aux “grades de perfection”. Il se rattache à la Loge dite de “La chaîne universelle” à Liège. Il s’explique : « J’ai été sollicité par un ami car il faut toujours être parrainé pour entrer. On m’a posé beaucoup de questions. J’ai subi plusieurs examens sur mes motivations, mes opinions. Ne rentre pas qui veut. En fait, j’étais très sensible à l’histoire de la franc-maçonnerie. Au XVIIIe siècle, elle est fille des Lumières. Elle a influencé la République française, Napoléon, puis Gambetta. Au XIXe siècle, elle prend racine à Bruxelles à l’ULB. Philosophiquement, elle m’attirait. Je n’oublie pas non plus qu’en 40-45, nombre de résistants étaient francs-maçons. Cette franc-maçonnerie courageuse et bien inspirée – celle de Voltaire et Diderot – me plaisait et j’ai décidé de m’engager. » Avisé, notre témoin se raccroche à cette motivation noble. Il en est une autre, qu’il ne conteste pas, qu’il a vérifiée par lui-même à son grand regret. « Certains viennent vers nous pour des raisons sociopolitiques affairistes. Mais ils se trompent d’adresse : nous ne sommes ni le Rotary, ni le Kiwanis, ni le Lion’s. Ils pensent ainsi se faire des relations, se ménager des protections, ou conclure des affaires. Dans certains milieux, c’est valorisant d’être franc-maçon. Mais on imagine beaucoup de choses fausses à notre sujet. Croyez-moi, le coup de pouce entre nous, c’est un mythe ! » Il se moque des rituels d’initiation : « C’est débile, puéril même, infantilisant, comme si on était des boy-scouts. En fait, c’est risible et on pourrait très bien s’en passer. Du coup, on lit plein de bêtises à notre propos, qu’on porte des cagoules et autres fadaises ! » Il l’avoue sans détour, il a parfois été déçu mais sans jamais songer à quitter. « On s’y fait de vrais amis et c’est ce qui m’a retenu. Il y a des gens bien parmi les francs-maçons et il y a aussi des fripouilles et des escrocs. Il y a de l’amitié mais pas de fraternité et on se fait parfois des coups tordus ». Prudent face aux attaques répétées de l’extrême-droite, il conserve son anonymat. Ce qui le porte ? « Nous sommes présents dans des débats de fond comme le droit de mourir dans la dignité, le mariage pour tous ou le droit à l’avortement ». On est en général “recruté” entre 30 et 50 ans, un âge où la maturité présente en principe quelques garanties. La franc-maçonnerie accepte-t-elle tout le monde sur pied d’égalité, sans distinction sociale ni de fortune ? Notre témoin sourit et tord le cou à ce qu’il désigne comme une certaine langue de bois des siens, un peu trop égalitaire et policée… « Bien sûr, chaque Loge a son délégué syndical, son pompier ou son ouvrier mais la plupart des francs-maçons occupent plutôt des postes importants ou de hautes responsabilités. C’est un leurre de croire que tout le monde est égal chez nous. Ne serait-ce que parce que les problèmes moraux abordés appellent une certaine réflexion ».

« Nous ne sommes pas les grands méchants loups ! »

Franc-maçon depuis 25 ans, ce Bruxellois bon teint joue cartes sur table.

Il ne tient pas à dévoiler son identité bien qu’il professe la plus parfaite transparence sur les valeurs et le recrutement dans la franc-maçonnerie belge. Édouard (nous avons modifié son prénom) fait partie de la Loge de la rue de Laeken avec ses 200 membres. Ce libre-exaministe, travaillant dans la construction, l’a rejointe il y a déjà 25 ans et ne l’a jamais regretté. « Ça a changé ma vie. J’approchais de la quarantaine. J’ai été attiré et convaincu par la liberté de penser qui règne dans la franc-maçonnerie. Nous n’avons pas de dogme ; on discute de tout sans œillères », expose cet homme jovial qu’on sent désireux de lever quelques tabous. Il paie une cotisation, environ 300 euros par an, rencontre ses “frères” plusieurs fois par mois, appartient à une Loge purement masculine. Première “croyance” qu’il souhaite lever, celle d’une association occulte à laquelle on prête trop de pouvoirs d’influence. Ses propos n’engagent que lui mais ils éclairent la franc-maçonnerie d’un jour plus normal. « Il ne faut pas rentrer chez nous dans l’espoir de voir son problème résolu, coupe-t-il d’entrée de jeu. Nous ne sommes ni Touring-Secours ni le Rotary. On ne rejoint pas la franc-maçonnerie pour faire des affaires ou se faire des relations toujours utiles. On cherche à faire le bien pour le bien, à réfléchir à tous les problèmes, notamment éthiques. On examine les sciences, la société librement et c’est ce qui me plaît. En résumé, nous ne sommes pas les grands méchants loups que certains voudraient voir en nous ». Les francs-maçons sont environ 25.000 dans notre pays. Ils sont en légère hausse, si l’on en croit notre interlocuteur. Qui insiste sur un point : « On ne recrute personne, on se coopte, la différence est de taille ». Édouard veut lever les ambiguïtés. Il sourit quand on évoque du mystère, des interventions, une présence franc-maçonne dans tous les leviers de l’État ou les secteurs-clés de la société, bien que certains soient persuadés du contraire. « Pas du tout. On respecte tout le monde, toutes les religions même. On compte parmi nous tous les représentants de la société : des juges, des avocats, des journalistes, mais aussi des bouchers, des architectes, des ouvriers, des profs, des policiers. Nous ne sommes pas élitistes contrairement à ce qu’on pourrait penser. Ce qui nous réunit, c’est l’envie de comprendre, d’interroger les progrès des sciences. Chacun participe à ce questionnement et tous y sont attachés. Notre pays a vécu sous l’emprise catholique durant des siècles, nous visons l’ouverture. Car je suis d’avis que, plus on parlera de nous, moins on paraîtra curieux et plus ce sera efficace ». Édouard réfute les termes de “réseau”, de “clan” ou “d’organisation secrète” qui agirait en sous-main. Il prône la liberté d’expression, l’humanisme, la suprématie de l’esprit. Il n’idéalise pas les francs-maçons. Si on lui oppose la présence éventuelle d’un escroc, d’un faussaire, voire d’un assassin, ou d’un imbécile, il ne nie pas mais fournit un contre-feu. « Cela peut arriver bien sûr. C’est parfois arrivé. Mais il y a en sans doute un peu moins chez nous au m2 qu’ailleurs à cause du nombre de filtres mis à l’entrée quand on vous coopte. Nous prenons un engagement moral en devenant franc-maçon. La sélection est rigoureuse ». Et discrète aussi car aucun “frère” ne désignera jamais l’un des siens à l’extérieur, une règle d’or jamais démentie. Ceux qui veulent se signaler peuvent le faire en leur nom propre et rencontrer qui ils veulent en abordant tous les sujets. La franc-maçonnerie sort enfin de son autarcie. Elle mène chaque année à Bruxelles un week-end portes ouvertes à destination du grand public, qui remporte un beau succès. Les insignes s’affichent, notamment dans les avis nécrologiques. Peu importe le niveau de richesse ou d’éducation, Édouard veut croire à l’égalité quand il rejoint ses frères dans leurs “ateliers”. « On est surtout riche de liberté », plaide-t-il, ferme dans son refus d’apparaître au grand jour. « Vous savez, durant la dernière guerre, “La Libre Belgique” publia les noms de tous les francs-maçons dans ses colonnes. Quelques jours après, ils étaient arrêtés, transférés à Breendonk puis déportés… Ça laisse des traces. Et de nos jours, vu la tournure des événements, mieux vaut être prudent… ».

Un grand patron belge : « Je tiens à la symbolique »

Il a la bonne cinquantaine et dirige une société importante. Ce grand patron belge connaît tout de la franc-maçonnerie qu’il a rejointe il y a presque 20 ans. Appelons-le Paul par facilité (son prénom a été changé). Laïc convaincu, il a rejoint l’un des “ateliers” (une Loge) du Grand Orient de Belgique, la plus grande obédience du pays avec 18.000 membres. Il pourrait s’agir d’“Omega”, des “Amis philanthropes” ou du “Temps des cerises” (car on aime les noms poétiques). Paul ne fait pas mystère de son ralliement en privé mais il n’en fait pas non plus étalage pour des raisons professionnelles, vu son poste haut placé, par respect pour son entreprise. « Franc-maçon, on l’est à vie, dit-il, même si moi je ne me rends plus aux “tenues”, les réunions hebdomadaires que je connais par cœur. Mais je paie ma cotisation. Dans ma Loge, il y a cinq ministres, un chauffagiste, un plombier…, de tout, car la franc-maçonnerie n’est pas élitiste socialement mais je reconnais qu’elle exige un certain degré de niveau intellectuel ». Jovial, Paul sourit quand on lui parle de société secrète… « Il n’y a pas de complot ni de grande conspiration, comme on le prétend parfois. Il est faux de dire que “tout se décide à travers la Loge et qu’elle exercerait le vrai pouvoir sur l’État”, comme on l’entend encore trop souvent ! On ne se cache pas. D’ailleurs, à ma mort, sur le faire-part, figureront l’équerre et le compas. En fait, ce qui nous réunit, c’est essentiellement l’envie de réfléchir au bien de l’humanité. On est tous frères. On se tutoie, on s’embrasse. À vrai dire, on se déconnecte du monde profane, qu’on laisse à la porte, pour entrer dans un monde de réflexion. J’anime d’ailleurs une “Fraternelle” une fois par mois. » Paul, on pourrait le définir comme un “franc-maçon raisonnable et raisonné”, doté d’une farouche capacité d’empathie mais qui sait aussi trancher dans le vif. Sa famille, femme et enfants, est au courant de son engagement. En revanche, très peu de ses collaborateurs le savent. Paul ne va plus beaucoup à la rue de Laeken (l’autre adresse bruxelloise des francs-maçons se situe rue du Persil). Mais il reste animé d’une grande confiance doublée d’un réel attachement à la franc-maçonnerie. Paul a des accents sincères quand il parle de son « atelier » mais il ne l’idéalise pas. Il en connaît les limites et parfois la dureté, comme quand un de ses membres est injustement tancé dans un dossier délicat saisi par la justice. Il sourit encore quand on lui parle de passe-droits entre francs-maçons, de préférences accordées lors de la conclusion d’un contrat. « Faux, s’insurge-t-il avec fermeté, j’ai moi-même écarté un jour l’un des miens qui a voulu faire jouer cette appartenance. Je l’ai éconduit calmement. » Les clichés sur la franc-maçonnerie ont pourtant la vie dure. Paul s’en défend. Même la symbolique lui sied. Paul a suivi le long processus d’acceptation imposé par sa future Loge. Il le comprend et soutient ces usages : sélection drastique et contradictoire, rapport détaillé sur l’homme, vote secret avec des boules blanches ou noires (d’où l’expression blackbouler, rejeter). Il défend le tablier, les gants blancs pour les hommes, la toge pour les femmes, l’obligation de faire des “planches” (des conférences à destination de sa Loge) mais aussi la cérémonie d’intronisation débutant par une visite à domicile de trois futurs “Frères” inconnus, venus se renseigner. Tout un décorum étrange intervient ensuite : bandeau sur les yeux, attente plus ou moins longue dans une pièce éclairée d’une simple bougie, questions-réponses sur ses valeurs, testament philosophique qui ne sera pas communiqué mais bel et bien écrit avant d’être brûlé publiquement, le tout suivi par ses deux parrains et célébré par le “Grand Vénérable” entouré des “Officiers dignitaires”. Au terme de cette longue approbation évitant les erreurs de casting (car tous les postulants n’ont pas automatiquement les nobles motivations souhaitées), on devient apprenti, compagnon, maître. On aura aussi voyagé à la rencontre d’autres ateliers en Belgique et à l’étranger. On peut même adresser une demande spontanée et adopter ses enfants dans la franc-maçonnerie (ce que Paul n’a pas fait). Au final, on partage aussi des tas de bons moments dans ces réunions, des échanges de vues animés et enrichissants en interne, et auparavant des conversations ouvertes mais ensuite oubliées dans la “Chambre humide”, comprenez le bar/restaurant au tarif très démocratique. Paul n’a jamais regretté son engagement même s’il s’avoue un peu moins assidu aux réunions. Même les fameux trois points en triangle, ce fameux signe de reconnaissance, l’ont aidé : « Ils régissent les relations entre personnes en permettant de mieux résoudre les conflits, sans passion mais avec honnêteté ». La franc-maçonnerie, un idéal social auquel Paul adhère. Certains y voient pourtant un monde étrange. « Je leur conseille une petite visite à notre musée rue de Laeken. Tout est ouvert et expliqué », glisse-t-il sobrement.

Fille de franc-maçon

Monique, professeur de piano, 64 ans, vit en Brabant wallon. Elle fréquente une loge mixte, « car je ne supporterais pas une assemblée constituée uniquement de femmes » et elle est fille de franc-maçon, à l’inverse de son frère aîné qui n’a jamais adhéré. On devine une femme entière et convaincue qui vous regarde droit dans les yeux. Elle donne sa vision : « Chez nous, il n’y a pas de mot d’ordre, d’obéissance mais bien des échanges approfondis qui débouchent ensuite sur la question du “Comment bien agir ?” On ne cherche pas à convaincre et notre qualité d’écoute est très importante. Nous sommes discrets, c’est vrai, parce que les francs-maçons ont parfois été inquiétés. Nous avons été la cible d’attaques. Nous sommes fichés. Encore aujourd’hui, on peut perdre son emploi dans certaines sociétés si on se déclare franc-maçon. » Paranoïa ou pas ? Dans son atelier, on a parlé récemment du terrorisme, de Molenbeek, de la sécurité. Les débats étaient poussés. Monique a été séduite assez jeune, à 21 ans, « par les hautes valeurs de la franc-maçonnerie, l’idée qu’on est perfectible et qu’on peut ouvrir l’horizon, le réformer. »

« Il n’y a pas chez nous de pensée unique »

La Loge, pouvoir occulte ? Elle sourit : « C’est une erreur du grand public de considérer que nous aurions une sorte de pouvoir exorbitant. C’est tout à fait illusoire. Nous agissons, oui, mais jamais de façon spectaculaire ». Son ami Albert, 67 ans, ingénieur à la retraite, actif dans un foyer maçonnique de Loupoigne, intervient : « Tous les maçons ne pensent pas la même chose et c’est heureux. Mais il y a une symbiose à la fin. Et nous sommes ouverts à tous. À Bruxelles, rue de Laeken, nous avons des frères du Maroc, d’Algérie, du Liban. Nous accueillons aussi des protestants. Je me repose pour ma part sur deux croyances essentielles : “Un maçon libre dans une loge libre” et puis “Vois, écoute, et agis à ton tour”  ». Très attachés à cette ligne de conduite, ils admettent les “déviances du copinage” qui apparaissent parfois : « C’est dommage, on ne le souhaite pas ». « Il y a aussi des affairistes et des crétins chez nous, mais moins qu’ailleurs. Ils ne se sentent pas très à l’aise ne trouvant pas ce qu’ils espéraient et finissent toujours par s’auto-éjecter. En général, ça ne dure pas », renchérit Monique. Égalité, fraternité, travail, une fois quitté le monde profane, ils se consacrent entièrement à leur “atelier”. Mais aucun des deux ne veut apparaître au grand jour : « N’oublions pas que nous vivons en Belgique, un pays qui reste profondément catholique, avec une famille royale encore très croyante. Personne ne peut le nier. Je crois qu’on ne doit pas s’exposer », rajoute Monique. La prudence est de mise. Ce faisant, ils alimentent sans doute un peu l’aura de mystère qui les entoure depuis toujours, source d’hostilité ou en tout cas d’incompréhension. Sectaire, estiment certains. Réseautage, accusent d’autres, citant la solidarité en cas de coup de dur, les enfants adoptés et suivis moralement, économiquement en cas de disparition d’un parent, ou encore l’emploi plus facile à trouver. Ils préfèrent citer le plus grand franc-maçon de l’Histoire : « Le Suisse Henri Dunant n’a-t-il pas servi l’humanité entière en fondant la Croix-Rouge ? Et pouvez-vous nous citer une fois dans le passé un attentat, un crime commis en leur nom par des francs-maçons ? Jamais ! Vous n’en trouverez pas ! Et Victor Horta, n’a-t-il pas fait des merveilles ? Lui aussi était franc-maçon. » Monique et Albert tiennent à une ombre protectrice. Ils se différencient du Centre d’action laïque (CAL). Ils rejettent tout dogme. Ils semblent fort bien intentionnés pour la société et sincères dans leur démarche. Ils aimeraient finalement un peu plus de nuances, moins de raccourcis s’agissant de la franc-maçonnerie. Dans notre pays, rares sont ceux qui ont fait leur coming out, à part Hervé Hasquin, Pierre Klees, ancien grand maître du Grand Orient de Belgique ou Jacques Bredael.