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L’appel des avocats à Charles Michel: «La situation dans les prisons est apocalyptique»

Le président de l’Ordre des barreaux francophones et tous les bâtonniers demandent une intervention urgente du Premier ministre concernant la grève dans les prisons.

Chef du service Politique Temps de lecture: 2 min

Après 16 jours de grève dans les établissements pénitentiaires, les avocats francophones mettent la pression sur le gouvernement. Dans une lettre au ton ferme, adressée au Premier ministre avec tous les ministres en copie, le président de l’Ordre des barreaux francophones et tous les bâtonniers francophones et germanophones demandent au fédéral de « prendre les mesures nécessaires pour que des budgets permettant de restaurer la dignité dans nos prisons soient adoptés. »

Un seul repas par jour

Pour les avocats, « la situation est devenue apocalyptique ». Les auteurs de la missive énumèrent 11 constats qu’on fait certains d’entre eux dans leurs visites de la prison de Forest. « Un seul repas est servi par jour (trois repas en un), les détenus n’ont, au mieux, la possibilité de prendre une douche qu’une fois tous les trois jours. Les détenus ne bénéficient plus de renouvellement de leurs linges. Dans la plupart des cellules, les toilettes ne sont plus en état de fonctionnement. Dans bon nombre de cellules, on en est toujours au seau hygiénique qui ne peut être vidé qu’une fois, en matinée. »

Conclusion des avocats : « L’indignité de ces détentions est telle que l’on peut parler véritablement de traitement inhumain et dégradant au sens de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme. »

« Un régime minimum doit être organisé »

Les signataires prennent par ailleurs parti pour les agents pénitentiaires, « même si nous devons répéter comme nous l’avons déjà dit à plusieurs reprises, qu’un régime minimum doit être organisé dans les prisons en cas de grève. »

Enfin, les avocats demandent directement au Premier ministre d’intervenir, alors qu’on sait que le dossier est aux mains du ministre de la Justice, Koen Geens. « Nous espérons que vous entendrez cet appel d’urgence. Il en va de la crédibilité de notre pays. Pouvons-nous vous suggérer de vous rendre vous-mêmes sur place pour en faire le constat ? »

► Voici la lettre (voir la lettre sur mobile) :

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