«Nous ne nous tairons plus»: l’appel d’ex-ministres contre le harcèlement sexuel

Après les révélations sur le député écolo Denis Baupin, les victimes de harcèlement sexuel et sexisme ordinaire en politique haussent le ton.

Cheffe adjointe au service Monde Temps de lecture: 2 min

L’affaire Baupin a-t-elle été l’affaire de trop ? Après les révélations de Mediapart et France Inter sur le député écolo, les victimes de harcèlement sexuel et sexisme ordinaire en politique haussent le ton.

Cinq ans tout juste après la révélation de l’affaire DSK, dix-sept anciennes ministres françaises – de gauche comme de droite – lancent un appel dans le Journal du dimanche. Elles s’appellent Roselyne Bachelot, Michelle Demessine, Cécile Duflot, Elisabeth Guigou, Aurélie Filippetti, Chantal Jouanno, Nathalie Kosciusko-Morizet, Christine Lagarde, Marylise Lebranchu, Corinne Lepage, Monique Pelletier, Fleur Pellerin, Valérie Pécresse, Yvette Roudy, Catherine Trautmann, Dominique Voynet et Rama Yade.

Et elles dénoncent le harcèlement sexuel en politique, et proposent des solutions pour mieux protéger les victimes.

« Est-ce que tu portes un string ? »

« Nous avons été ministres, nous sommes ou avons été élues. Et comme toutes les femmes qui ont accédé à des milieux auparavant exclusivement masculins, nous avons eu à subir et à lutter contre le sexisme », s’insurgent les dix-sept anciennes élues. « On ne peut pas dire à une femme, quel que soit son statut, qu’elle soit salariée, étudiante, chômeuse, mère au foyer ou élue, à propos d’une collègue : ‘A part ses seins magnifiques, elle est comment ?’. On ne peut lui dire d’un air graveleux : ‘Ta jupe est trop longue, il faut la raccourcir’ ou ‘Est-ce que tu portes un string ?’ ».

Des solutions

A travers cet appel publié dans le JDD, les anciennes ministres avancent des ébauches de solution pour lutter contre le harcèlement : allongement des délais de prescription en matière d’agression sexuelle, possibilité pour les associations compétentes de porter plainte en lieu et place des victimes ou encore la fin de la correctionnalisation des viols. Pour que le sexisme et le harcèlement sexuel ne restent pas impunis : « Nous ne nous tairons plus. »

 

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