Grand baromètre politique: le PTB devient le 3e parti de Wallonie

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En Flandre, la N-VA s’effondre au profit direct du Vlaams Belang. Côté francophone, le PS et le MR reculent. En Wallonie, le PTB devient le 3e parti et devance CDH et Ecolo. Le Grand Baromètre RTL-TVI/Ipsos/Le Soir de l’année décrypte vos intentions de vote.

Wallonie : le PTB devient le 3e parti

En baisse à Bruxelles, les deux partis dominants (le PS et le MR) déclinent aussi en Wallonie. Ils régressent par rapport au dernier sondage de janvier. Et ils restent, tous deux, très en dessous des résultats obtenus aux élections de 2014. Le PS a chuté de 6,2 points par rapport au scrutin. Le MR a reculé de 5,7 points. Dans les deux cas, la marge d’erreur (3,1 %) est grillée.

La chute des deux grands partis profite un peu aux poids moyens (Ecolo et CDH) mais elle profite beaucoup au PTB qui devient – c’est une première – le 3e parti au sud du pays.

Aux élections, le PTB captait 5,5 % des suffrages. Il est désormais en mesure d’en saisir… 13,5 % ! Par rapport au sondage de janvier, le bond est significatif (de 8,8 % à 13,5 %) et montre que le PTB est le bénéficiaire quasi exclusif des crises qui secouent le pays depuis quelques semaines (austérité, sécurité, grève des gardiens de prisons, inquiétude des pensionnés, etc.). Pointé en 4e position (à 12 %), le CDH reste en méforme (il campe sous son score de 2014). Pointé en 5e position (à 10,1 %), Ecolo présente une courbe un peu plus encourageante. Sa progression, timide mais constante, l’éloigne en tout cas de son score dramatique de 2014 (8,2 %).

Flandre : le Vlaams Belang siphonne la N-VA

C’est une « tendance » : le Vlaams Belang reconquiert graduellement l’électorat que la N-VA lui avait chipé aux élections de mai 2014. Les deux formations ont des destins croisés. Le Belang est crédité de 13,9 % des intentions de vote. Enquête après enquête, l’extrême droite flamande récupère les mécontents. À côté, la N-VA peut s’inquiéter. Avec 24,2 % des intentions de vote, elle perd 8,2 % par rapport aux élections, 4,3 % par rapport au sondage Ipsos de janvier. CD&V et VLD ne sont pas en grande forme, recueillant respectivement 13,8 % et 13,2 % des intentions de vote, derrière le Vlaams Belang, derrière aussi le SP.A, qui se pointe à 15,6 % des intentions de vote, à la seconde place au classement général. La « gauche » flamande reprend des couleurs : avec 11,1 % des intentions de vote, Groen est en progression lui aussi.

Bruxelles : les dominants PS et MR s’essoufflent

Comme Wallonie, le PS et le MR cèdent du terrain à Bruxelles. Les écarts par rapport au scrutin de 2014 sont importants (- 3,4 points pour le MR et… – 7,2 points pour le PS.). Les poids moyens du jeu politique (Défi, Ecolo, PTB et CDH) sont en progression légère par rapport au sondage de janvier. Ici, le PTB ne perce pas de façon spectaculaire comme en Wallonie. Mais la progression est nette par rapport au scrutin de 2014. À l’époque, il captait 3,8 % et il serait désormais en mesure d’en saisir 7,8 %. Pointé à 9,3 % au scrutin, le CDH ne parvient pas à relever le museau et continue à patauger sous le seuil des 10 %.

Maggie De Block en tête en Wallonie...

Comme lors du dernier sondage, les trois premières marches du podium wallon sont occupées par la ministre fédérale Maggie De Block (VLD), Elio Di Rupo, président du PS, et Paul Magnette (PS), ministre-président wallon.

... en Flandre ...

Ici aussi, pas de changement par rapport à notre dernier sondage. Maggie De Block est nº1 sur ses terres, devant le francophone Charles Michel (MR) et Bart De Wever, président de la N-VA.

... et à Bruxelles !

En tête en Flandre et en Wallonie, Maggie De Block est également nº1 à Bruxelles, devant le ministre fédéral Didier Reynders (MR) et Olivier Maingain, président de Défi, lequel passe de la 5e à la 3e place.

Méthodologie

Cette vague de 2.553 répondants, formant des échantillons représentatifs des Belges de 18 ans et plus à raison de 1.003 en Wallonie, 1.045 en Flandre et 505 dans les 19 communes de la Région Bruxelles-Capitale, a été réalisée du 6 au 12 mai 2016.

Les interviews ont eu lieu via l’Ipsos On Line Panel.

La marge d’erreur maximale, pour un pourcentage de 50 % et un taux de confiance de 95 %, est de +3,1 % en Wallonie, +3 % en Flandre et de +4,4 % à Bruxelles.