Français suspecté d’avoir projeté 15 attentats: la France plus prudente que l’Ukraine

La piste du trafic d’armes semble pour l’instant privilégiée par les policiers français.

Cheffe adjointe au service Monde Temps de lecture: 2 min

Quels étaient vraiment les projets de Grégoire M., français originaire de Bar-le-Duc (Meuse) ? Piégé par les services secrets ukrainiens, le citoyen français, qui préparait selon eux «quinze actes terroristes» en France a été arrêté le 21 mai à la frontière ukraino-polonaise avec un arsenal de guerre: 125 kg de TNT, deux lance-roquettes antichar, cinq fusils d’assaut Kalachnikov et plus de 5.000 munitions.

La version des services secrets ukrainiens

Les services secrets ukrainiens (SBU) ont annoncé ce lundi que le jeune homme de 25 ans qui a été arrêté en mai en Ukraine préparait des attentats contre une mosquée, une synagogue et des centres d’impôts en France avant et pendant l’Euro-2016. Il était en possession d’un arsenal de guerre.

Le Français, inconnu des services de police, a fait part selon le SBU de son opposition à «la politique de son gouvernement concernant l’arrivée massive d’étrangers en France, la diffusion de l’islam et la mondialisation». Un tee-shirt siglé d’un groupe d’extrême droite a été saisi lors d’une perquisition à son domicile dans la Meuse (est), selon une source policière française.

Les réserves des autorités françaises

Les services secrets ukrainiens se montrent catégoriques : le motif terroriste de Grégoire M. ne fait pas de doute. Selon les informations d’Europe 1, les autorités françaises sont plus réservées sur le projet d’attentats et au ministère de l’Intérieur, on resterait pour l’instant extrêmement prudent sur les motivations du jeune homme. Toutes les pistes restent pour l’instant ouvertes, même si tout lien avec des projets d’attentat de réseaux djihadistes est écarté.

La piste du trafic d’armes semble pour l’instant privilégiée par les policiers français.

En France, une enquête a été ouverte et confiée à l’Office central de lutte contre la criminalité organisée et au service régional de la police judiciaire de Nancy (est).

Les enquêteurs français n’ont toutefois «rien pour confirmer ou infirmer une éventuelle piste terroriste» et vont demander «des compléments d’informations» aux Ukrainiens, selon une source policière.

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