La fronde monte contre Di Rupo

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Cela gronde de plus en plus dans les rangs du PS. Le parti semble avoir perdu sa capacité de communiquer. Et son image s’en ressent. Les mandataires sont nombreux à reconnaître qu’  « en interne, on ne parle plus que de ça ». Le mécontentement gagne contre la ligne actuelle et celui qui l’incarne, Elio Di Rupo. Principale cause de cette grogne croissante : la lenteur de gestation du « chantier des idées » lancé en 2015. Ce processus de renouvellement du programme socialiste ne devrait se conclure qu’en 2017. En attendant, les militants « ont l’impression qu’il n’y a que le PTB qui propose des alternatives ».

Le maintien d’Elio Di Rupo à la présidence du parti est également en cause. Son retour à la tête du PS, lorsqu’il avait laissé le Seize à Charles Michel, n’a jamais fait l’unanimité au sein du parti. Mais l’idée que le Montois n’est pas capable de reprendre le leadership de la gauche a gagné beaucoup de terrain au cours des derniers mois. Pour certains ténors du PS, « Elio Di Rupo apparaît comme un homme du passé » alors que le parti a besoin « d’un chef d’opposition plus partisan, plus passionné ». Et les regards de nombreux mandataires de se tourner vers Paul Magnette.

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