Carl Devos: «Elio Di Rupo aurait dû passer la main»

Au sein du PS, beaucoup de témoignages (tous off the record…) convergent : « En interne, on ne parle plus que de ça ! ». Ça ? La perte d’influence du PS sur le débat politique, qui semble avoir perdu sa capacité à communiquer. et donc à peser.

Résultat : le mécontentement gagne le boulevard de l’Empereur.

Notre enquête dans Le Soir+ : Mécontentement généralisé au PS

Contacté par nos soins, Carl Devos, politologue à l’université de Gand, l’affirme : Elio Di Rupo n’est plus l’homme de la situation du côté de l’opposition francophone. Il aurait dû passer la main après les élections.

Pour lui, un ancien Premier ministre qui devient leader de l’opposition, c’est une situation inédite en Belgique. Et manifestement, ce n’est pas concluant. Même chose pour Laurette Onkelinx (surnommée « Laurette mitraillette ») qui ne passe pas bien à la Chambre. On attendait Paul Magnette et on ne le voit pas. Et pour le PS dans son ensemble, le parti n’est pas considéré en Flandre comme une alternative crédible au niveau fédéral parce que son discours n’est pas clair, notamment au niveau des grèves à répétition côté wallon.

Elio Di Rupo est-il toujours l’homme de la situation au PS ? C’est notre débat du jour. Vos commentaires ci-dessous. (Participer au débat sur mobile)