Pas d’accord à la SNCB: une grève à nouveau probable

La CGSP-Cheminots se réunira vendredi à 10h00 en bureau exécutif pour décider si elle part en grève à partir du dimanche 12 juin à 22h00.

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Aucun accord n’a pu être trouvé lors de la réunion du comité de coordination entre la CGSP-Cheminots, la CSC-Transcom et les directions de la SNCB, d’Infrabel et de HR-Rail, ont indiqué les syndicats après près de 4 heures de négociations. Paradoxalement, HR-Rail, l’employeur juridique du personnel des Chemins de fer, parle d’une réunion «constructive».

Un nouveau texte problématique

Les syndicats reprochent à la direction d’être revenus avec un nouveau texte en fin de réunion, prévoyant une augmentation de productivité métier par métier, à la place d’une augmentation de productivité linéaire d’ici 2019.

«C’est la surenchère», a estimé le président de la CGSP-Cheminots Michel Abdissi. «A chaque fois que l’on fait une concession, ils en rajoutent. La circulaire sur les jours de crédit n’est en effet plus à l’ordre du jour. La hausse de productivité générale non plus. Mais ils reviennent avec d’autres critères, dont cette hausse de productivité catégorie par catégorie. Par exemple, ils demandent l’instauration de shifts de 9 ou 10 heures dans les ateliers. Nous allons donc consulter notre base avec le document que nous avons reçu et nous prononcer sur le préavis de grève que nous avons déposé.»

La CGSP-Cheminots se réunira vendredi à 10h00 en bureau exécutif à son siège situé place Fontainas à Bruxelles et pourrait décider de partir en grève à partir du dimanche 12 juin à 22h00 jusqu’au dimanche 19 juin à 22h00.

«Nous avons accepté une augmentation de 2,33 jours de productivité et ce pour le même salaire», a embrayé Marianne Lerouge, de la CSC-Transcom. «Nous attendions en contrepartie que cela soit la dernière mesure en matière de productivité d’ici 2019. Ils nous disent ’non’. C’est le blocage

La CSC-Transcom consultera dès lors ses instances mercredi prochain.

HR-Rail optimiste

Paradoxalement, du côté de HR-Rail, on se montre plus optimiste. «La réunion s’est déroulée dans une ambiance constructive, mais aucun accord n’a encore été conclu», indique la société dans un communiqué.

«Les parties s’engagent à poursuivre, dans les semaines et mois suivants, la modernisation des méthodes de travail.» HR-Rail détaille une série de mesures qui ont été convenues: l’abandon de l’effort supplémentaire généralisé d’ici janvier 2019, la non-remise en question du principe de la semaine des 36 heures, l’abandon du jour férié extralégal du 15 novembre dès 2016 et l’abandon d’un jour supplémentaire en 2017 ainsi que l’ajout à la réglementation de la diminution du nombre de jours de crédit par 28 jours/calendrier de maladie. «Un document en ce sens sera présenté à la prochaine Commission Paritaire Nationale», annonce HR-Rail.

Une nouvelle réunion du comité de coordination est prévue demain/vendredi à 14h00.

 

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