Meurtre de la députée pro-européenne Jo Cox: ce que l’on sait

Jo Cox, une députée travailliste pro-européenne de 41 ans, a été tuée ce jeudi par balles. Un meurtre qui a aussitôt entraîné la suspension de la campagne pour le référendum sur la place du Royaume-Uni dans l’Union européenne, prévu dans une semaine.

Ce qui s’est passé

Si les circonstances précises restent à déterminer, un témoin cité par l’agence Press Association (PA) rapporte qu’elle a été agressée par un homme portant une casquette de baseball blanche en possession d’une arme de poing dissimulée dans son sac.

L’homme et la députée se seraient battus avant qu’il ne lui tire dessus, a-t-il dit, évoquant également un autre homme qui aurait tenté de s’interposer. Un second témoin, cité par la BBC, fait état de trois tirs, dont un au niveau de la tête, et affirme qu’elle a été aussi poignardée.

Un meurtre politique possible

L’agresseur aurait crié « Britain first », soit « Le Royaume-Uni d’abord », selon plusieurs médias britanniques.

Le parti « Britain First », créé par d’anciens membres du parti d’extrême droite Ligue de défense anglaise (English Defense League, EDL), a affirmé ne pas être impliqué dans l’attaque. Jo Cox a succombé à ses blessures à 12H48 GMT, selon la police.

Un homme de 52 ans arrêté

Un homme de 52 ans, identifié par les médias comme s’appelant Tommy Mair, a été rapidement interpellé à proximité du lieu où Cox a été attaquée. Sans indiquer s’il s’agissait du meurtrier présumé, la police a déclaré ne rechercher « à ce stade » aucune autre personne en lien avec l’agression, et évoqué un « incident isolé ». Des armes, et notamment une « arme à feu », ont été retrouvées sur place.

Suspension de la campagne et hommages

L’annonce de son décès a profondément bouleversé la campagne référendaire, dominée ces deniers jours par la progression dans les sondages des partisans du Brexit. Des réactions choquées ont immédiatement afflué sur les réseaux sociaux de la part de personnalités politiques comme d’anonymes.

Le Premier ministre Charles Michel s’est également dit choqué par le meurtre. Il a présenté ses condoléances « au peuple britannique », en plus des proches de la victime.

L’impact sur la campagne devrait dépendre de l’enquête de police, qui devra déterminer l’éventuel caractère politique de l’agression.