Viols, corvées physiques: les migrants mineurs exploités dans les camps en France

Une étude de l’Unicef a révélé les conditions dans lesquelles les jeunes migrants non-accompagnés vivent dans les « jungles » françaises.

Temps de lecture: 2 min

Les migrants mineurs, non-accompagnés, sont la cible des passeurs dans les camps du nord de la France, révèle une étude de l’Unicef.

Par manque d’argent, ces jeunes doivent répondre à des actes plus abominables les uns que les autres pour pouvoir s’installer dans un campement et espérer rejoindre le Royaume-Uni.

Viol, prostitution, obligation d’accomplir des corvées ingrates et physiques sont leur quotidien.

A la demande de l’Unicef, trois sociologues ont passé quatre mois dans les camps de Calais, Grande-Synthe et cinq petites « jungles » des environs.

Ils ont rencontré 61 jeunes venus d’Afghanistan, d’Afrique Subsaharienne, d’Egypte, de Syrie et du Kurdistan.

Des échanges sexuels

« Les entretiens avec les jeunes filles éthiopiennes, érythréennes ou kurdes ont permis d’identifier un échange de services sexuels contre la promesse d’un passage outre-Manche ou en vue d’accéder à certains terrains », a rapporté au « Monde » Olivier Peyroux, co-auteur de l’enquête.

D’après les éléments recueillis par les chercheurs, certaines jeunes femmes ont aussi été conduites à Paris pour se prostituer avant d’être ramenées dans les camps.

Dans les bars des « jungles », les jeunes filles seraient aussi contraintes à la prostitution, pour une passe à 5 euros.

Les jeunes garçons quant à eux sont exploités pour des tâches du quotidien : aller chercher l’eau, jouer le guetteur pour les passeurs, faire la lessive, etc.

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