Charles Michel: «On ne peut pas mettre le couteau sous la gorge de Cameron»

J e vais tout faire pour que la Belgique ne paie pas la facture du référendum en Grande-Bretagne », a déclaré le Premier ministre au micro de Matin Première.

Quant à la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne, Charles Michel est catégorique : il ne faut pas attendre. « On ne veut pas punir la Grande-Bretagne, on veut qu’elle se tienne d’un point de vue économique, mais je ne suis pas prêt à payer la facture ni à subir une prise d’otage, a-t-il déclaré. Mais bien sûr on ne peut pas mettre un couteau sous la gorge de Cameron ».

La « valeur ajoutée » de l’Europe

Le Premier ministre est aussi revenu sur le séisme du 23 juin dernier. « Le Brexit c’est la victoire d’une certaine forme de populisme. Pendant longtemps on a donné le sentiment que quand ça n’allait pas c’était la faute de l’Europe et quand ça allait c’était grâce aux Etats ».

Pour Charles Michel, il est donc nécessaire de mieux expliquer aux citoyens quelle est la « valeur ajoutée » de l’Europe.

« Selon mon expérience, on prend de bonnes décisions mais on n’arrive pas à les implémenter assez vite. Nous passons notre temps à répondre à des crises et pas à mettre en place des projets ».

Un sommet européen ce mardi et mercredi

Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne vont presser mardi le Royaume-Uni de déclencher la procédure de divorce sans perdre de temps, tout en s’efforçant de tirer les leçons du Brexit pour l’Europe et éviter une contagion à d’autres pays.

Le dîner du mardi sera dédié au Brexit avec les «  explications » du Premier ministre britannique David Cameron. «  Quelques principes devraient ressortir de cette discussion : prendre acte du résultat du référendum, insister sur le fait que dans cette situation le Traité de Lisbonne définit un cadre juridique ordonné », à savoir la « clause de retrait » (article 50), a souligné un diplomate de haut rang.

Le lendemain, au petit-déjeuner, le président du Conseil Donald Tusk réunira de façon «  informelle » les 27 autres dirigeants, sans David Cameron, afin de discuter des conséquences de la séparation britannique et de l’avenir des relations avec le Royaume-Uni.

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