Lady Gaga bannie de Chine après sa rencontre avec le dalaï-lama

La discographie de la chanteuse américaine est désormais interdite sur le territoire chinois.

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Après les critiques, la sanction.

La rencontre entre Lady Gaga et le dalaï-lama, ce dimanche 26 juin aux États-Unis, a insupporté de nombreux chinois. Résultat : le Parti communiste chinois (et plus précisemment le Département de la propagande du Comité central) a décidé de bannir de son territoire l’entièreté du répertoire musical de l’artiste américaine, rapporte le Guardian ce mardi 28 juin.

« Comme serrer la main à Ben Laden »

C’est une photo postée sur le compte Instagram de la star, et sur laquelle on la voit tenir la main du chef spirituel des Tibétains, qui a jeté le feu aux poudres.

« Pour les Chinois, c’est comme si vous étiez en train de serrer la main à Ben Laden », a écrit un utilisateur du réseau social. « J’annule mon abonnement (à votre compte Instagram) », a proclamé un autre.

Pour un troisième internaute, Lady gaga « méprise ses fans chinois, et même tous les Chinois ».

Interrogé ce lundi 27 juin par l’AFP pour savoir si la rencontre allait entraîner des « amours compliquées » entre les autorités chinoises et la chanteuse, Hong Lei, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, avait déclaré ne pas connaître l’artiste. « Qui ça ? », a-t-il demandé, avant d’ajouter :

« Le dalaï-lama fait la promotion de l’indépendance du Tibet dans le monde […] j’espère que les gens voient sa véritable nature ».

Lady Gaga subit depuis des années la censure chinoise. En 2011 en effet, le pays avait interdit aux sites de musique en ligne de diffuser une centaine de ses chansons.

Un discours de paix et d’amour

Le discours que le dirigeant tibétain a tenu en compagnie de Lady Gaga était principalement centré sur les espoirs d’un meilleur avenir, annonce la presse américaine.

« Le moment est venu pour l’Amérique d’être le pays leader dans la promotion de la compassion humaine, de l’amour, afin que le monde devienne bienveillant », a déclaré le dirigeant tibétain, selon le journal Indianapolis Star.

Et d’ajouter : « Je pense qu’on pourra aboutir à cela avant ma mort. Mais les efforts doivent commencer dès à présent. »

Depuis son exil, le gouvernement chinois dénonce sans cesse le dalaï-lama, qu’il qualifie d’« indépendantiste ».

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