Le débat du jour: faut-il punir le patient négligent?

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Alors que la mesure était encore annoncée pour être reportée la semaine dernière, le couperet est tombé le 1er juillet: la part que le patient devra rembourser passe de 25% à 40% du prix du soin dentaire. Seul moyen d’éviter cette surfacturation, avoir été visiter son dentiste en… 2015. Il est donc trop tard pour éviter la hausse du prix. Mais voir votre dentiste cette année-ci vous permettra de récupérer le taux réduit en… 2017. Avec le mantra suivant: détectés plus tôt, les soucis dentaires sont ensuite soignés plus facilement et font économiser de l’argent à la sécu et au patient.

Mais des praticiens entrent en guerre contre cette politique du bâton pour changer les habitudes du patient. « Ce qu’il faut, c’est que ceux qui ne sont pas accueillis chez les dentistes y aillent. 20% des gens n’y vont jamais. Or, ils représentent à eux seuls 60% des besoins dentaires. Ceux-là, ce n’est pas en leur remboursant moins bien le dentiste que l’on les incitera à prendre rendez-vous. Or, c’est eux qui ont le besoin le plus urgent de soins», souligne le docteur Pierre-Yves Loiseau, dentiste à Liège et président de l’association des dentistes sociaux.

A votre avis ? Faut-il punir le patient négligent ? Faut-il élargir cette logique à la médecine générale ? Ou est-ce contre le bon sens ? C’est notre débat du jour. (Participer au débat sur mobile)

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