5 choses à savoir sur Theresa May, la nouvelle première ministre britannique

La « dame de fer du Brexit » est intronisée ce mercredi.

Temps de lecture: 3 min

La nouvelle Première ministre britannique Theresa May aura la tâche historique de négocier la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne tout en essayant de rassembler son parti conservateur et un pays profondément divisé par le Brexit.

Le défi est gigantesque mais Theresa May, deuxième femme à accéder au pouvoir après Margaret Thatcher, a fini par se dégager comme la seule à même de créer un consensus, rassurant par sa compétence et son sérieux.

1.

Elle s’était prononcée contre le Brexit

Elle avait pourtant choisi le camp du maintien dans l’UE, fidèle à son Premier ministre David Cameron. Mais elle a fait le service minimum pendant la campagne du référendum qui a décidé la sortie de l’UE, continuant aussi à prôner une limitation de l’immigration, thème favori des pro-Brexit, ce qui l’a rendue crédible auprès des deux camps.

2.

Elle est intouchable en tant que secrétaire d’Etat à l’Intérieur

Depuis 2010, Theresa May est restée à son poste de secrétaire d’Etat à l’Intérieur. Le ministère est sujet à tension mais c’est la première à occuper ce poste aussi longtemps depuis plus de 50 ans : elle a survécu à trois remaniements et une réélection.

Elle n’échappe pas aux comparaisons avec son illustre prédécesseure « Maggie » Thatcher, elle aussi eurosceptique, elle aussi compétente, sérieuse, avec une volonté de fer. Mais elle apparaît plus proche d’une Angela Merkel, la chancelière allemande, avec qui elle partage le fait d’être fille de pasteur, conservatrice, pragmatique, ouverte au compromis, mariée de longue date et sans enfant.

3.

Elle est l’instigatrice d’une campagne polémique

L’une de ses politiques les plus controversée en tant que secrétaire d’Etat à l’Intérieur a été de vouloir empêcher les immigrés gagnant moins de 18 600 livres par an de faire venir leur famille au Royaume-Uni. Autre campagne très polémique, la mise en place en 2013 de « go home vans » (des camionnettes ‘retournez à la maison’) qui devaient persuader les immigrés illégaux de rentrer dans leur pays d’origine. Bilan : 11 personnes seulement ont effectué la démarche. Theresa May compte toutefois poursuivre une politique de réduction de l’immigration une fois nommée Première ministre.

4.

Elle veut voir plus de femmes au Parlement

De 2002 à 2003, elle est la première femme à être secrétaire générale du parti conservateur. Theresa May a également été la présidente de « Women2Win », une campagne qui encourageait les femmes s’investir en politique.

Theresa May se prépare donc à nommer des collègues conservatrices à des cabinets clé. «  Theresa est une femme drôlement difficile », commentait récemment l’ex-ministre Kenneth Clarke, député conservateur.

«  Le prochain qui va s’en rendre compte, c’est Jean-Claude Juncker », a-t-elle rebondi avec humour, donnant le ton des négociations de sortie de l’UE avec le président de la Commission européenne.

5.

Elle est « calme » et « bosseuse »

Sobre, discrète, elle confie qu’elle préfère éviter les plateaux de télévision, les déjeuners à potins et les bars du Parlement.

«  Elle a une capacité de travail incroyable et elle est très exigeante », souligne une de ses collaboratrices, sous couvert de l’anonymat. «  Elle déteste le risque, c’est quelqu’un de fiable ».

Ses administrés sont unanimes dans leurs louanges : «  calme », «  bosseuse », «  réservée mais très abordable »… «  Elle ressemble à Margaret Thatcher d’une certaine façon, une volonté très forte, elle sait ce qu’elle veut », dit Christine Mason, propriétaire de pub à Maidenhead.

 

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