Attentat à Nice: la méthode «du camion» prônée par Daesh depuis 2014

Au moins 84 personnes sont mortes jeudi soir dans un attentat sur la Promenade des Anglais de Nice, fauchées par un camion qui a foncé dans la foule sur une distance de deux km. Un mode opératoire qui n’est pas d’un genre nouveau comme l’affirment plusieurs médias.

L’attentat n’a pas encore été revendiqué. « Pour l’instant, il n y a aucune information. On ne sait pas si c’est un attentat d’inspiration EI ou Al-Qaeda. On note juste que les partisans des deux mouvements concurrents se réjouissent sur les réseaux sociaux », note le journaliste David Thomson.

François Hollande a évoqué lors de sa première intervention après l’attaque un acte « dont le caractère terroriste ne peut être nié  ».

Un véhicule pour semer la mort : une méthode prônée par Daesh

Dès 2014, l’organisation terroriste avait appelé à mener des attaques en utilisant des véhicules. Par le biais de son magazine propagandiste Inspire, Daesh recommandait d’utiliser un camion « comme une tondeuse à gazon. » L’organisation terroriste appelait à frapper les endroits les plus densément peuplés en prenant le maximum de vitesse et à utiliser une arme à feu « pour finir le travail ». À Nice, le chauffeur du camion a tiré avec une arme avant d’être abattu par les forces de l’ordre.

Une telle utilisation de véhicules n’est pas une première en Occident : deux attaques prenant pour cibles des militaires ont récemment marqué les esprits.

Londres et Montréal : des précédents à Nice

En mai 2013, deux Londoniens d’origine nigériane avaient renversé en voiture le jeune soldat Lee Rigby à Londres avant de le larder de coups de couteau.

Après l’agression, l’un des meurtriers s’était filmé en déclarant avoir voulu venger les « musulmans tués par des soldats britanniques ». Lors de son procès, l’homme avait déclaré qu’il était en « mission » en tant que « soldat d’Allah » et « en guerre contre la Grande-Bretagne ».

En octobre 2014, un Canadien de 25 ans avait foncé à l’aide de sa voiture sur trois militaires au bord d’une route dans la banlieue de Montréal. Un militaire avait été tué, un autre blessé. L’assaillant s’était extirpé de son véhicule, couteau en main, avant d’être abattu. Le jeune homme voulait rejoindre la Syrie.