Take Eat Easy, c’est fini: la start-up est en redressement judiciaire

C’était sans aucun doute la start-up belge la plus encensée de ces deux dernières années. Mais qui dit start-up dit activité et développement risqués. Et qui dit levée de fonds ne dit pas nécessairement business model viable.

Take Eat Easy avait récolté 16 millions d’euros via deux tours de table mais brûlait trop de cash pour convaincre ses investisseurs (Rocket Internet, DN Capital...) de la suivre une troisième fois ou de nouveau de rejoindre son capital.La start-up s’était pourtant engagée depuis des mois dans une négociation exclusive avec un« groupe logistique français, détenu par l’Etat ». Nous savons qu’il s’agissait de La Poste française, via sa filiale de courrier express GeoPost. Adrien Roose, son fondateur et CEO, affirme auparavant avoir essuyé des refus de la part de pas moins de 114 fonds d’investissement à risque.

Ses cyclistes ont donc pédalé pour la dernière fois lundi soir dans les rues bruxelloises et celles d’autres capitales européennes.

La « foodtech » est en pleine croissance et sur le segment de la livraison de plats à domicile la concurrence est féroce  : Take Eat Easy a du s’implanter très rapidement dans bons nombres de villes pour faire face notamment à l’anglaise Deliveroo (mais aussi à Just Eat...). Cette dernière a elle convaincu ses investisseurs de la soutenir à 100 %  : au total Deliveroo a rassemblé pas moins de 160 millions d’euros en quelques années.

Présente dans 20 villes, employant 160 personnes, la petite entreprise Belge avait des coûts plus importants que ses rentrées dans un secteur où les marges sont déjà très serrées et où les frais marketing sont continus. Dans une lettre ouverte publiée ce mardi matin sur son site internet, l’équipe de Take Eat Easy remercie clients et équipe pour le million de livraisons effectuées depuis son lancement en 2013.