Attaque à Charleroi: l’auteur algérien n’a pas respecté deux ordres de quitter le pays

Il était en séjour illégal en Belgique depuis 2012.

Temps de lecture: 3 min

Ce samedi, deux policières ont été blessées à la machette dans le centre de Charleroi par un individu criant «  Allahu Akbar  ». L’auteur des faits, l’Algérien de 33 ans, était en séjour illégal en Belgique et n’a pas respecté deux ordres de quitter le territoire, indique dimanche dans un communiqué le cabinet du secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration, Theo Francken.

► À lire : Attaque à Charleroi : l’auteur algérien était en séjour illégal depuis 2012

En séjour illégal depuis 2012

L’homme, un certain K. B., séjournait en Belgique depuis 2012. L’homme était connu de la police pour des infractions de droit commun mais pas pour des faits de terrorisme, a précisé le parquet. Selon VTM, l’homme était illégal depuis 2012. Il n’aurait pas été enfermé dans un centre de détention à cause du manque de places. La priorité étant donné aux illégaux qui ont commis des faits graves. Son pays d’origine, l’Algérie, n’a pas accepté son retour. Cette information a été confirmée par le cabinet du secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration, Theo Francken.

«Ce gouvernement bat tous les records en termes de renvoi d’étrangers criminels, et je suis déterminé à poursuivre dans cette voie», déclare M. Francken. «Le gouvernement a déjà pris une série de mesures visant à accélérer le retour de ces criminels. Nous devons continuer

«Les retours forcés vers l’Algérie restent problématiques, malgré des années de négociations européennes et bilatérales. Après notre accord conclu avec le Maroc, un autre doit suivre avec l’Algérie, de préférence sous mandat européen», ajoute-t-il.

«Je me rendrai au prochain kern avec une série de mesures supplémentaires visant à accroître encore les retours forcés d’illégaux. Bien qu’on ait déjà augmenté les capacités d’accueil dans les centres fermés, nous faisons toujours face à un manque de places, et nous devons y remédier», conclut-il.

Les deux policières dans un coma artificiel

Les deux policières agressées à la machette samedi devant l’hôtel de police de Charleroi sont actuellement plongées dans un coma artificiel. On apprend que la plus grièvement touchée a eu le temps de tirer à deux reprises sur l’auteur. Sa collègue, également atteinte au visage, sera réopérée ce dimanche.

De source proche de l’enquête, on sait à présent que l’auteur de l’agression à la machette survenue samedi sur le parvis de l’hôtel de police de Charleroi a été blessé par balle à deux reprises par Hakima, la première policière qu’il a sévèrement blessée au visage.

Revendiqué par l’Etat islamique

L’agence officielle de l’Etat islamique a revendiqué l’attaque à la machette qui s’est déroulée ce samedi à Charleroi. L’attaque a été effectuée «  en réponse aux appels ciblant les ressortissants des pays de la coalition  ». Une enquête a par ailleurs déjà été ouverte par la justice belge pour « tentative d’assassinat terroriste », a annoncé dimanche le Premier ministre belge Charles Michel.

À lire aussi Attaque à la machette à Charleroi:«Un acte de l’ordre de l’intime»

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info
Sur le même sujet La UneLe fil info

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une