Attaque à la machette à Charleroi: l’agresseur s’appelle Khaled Babbouri

L’homme qui a attaqué à la machette deux policières samedi à Charleroi, Khaled Babbouri, était frappé d’un ordre d’expulsion du territoire belge. Cet Algérien de 33 ans, qui résidait illégalement à Farciennes depuis 2012 et a été tué samedi après-midi, n’était pas connu des services de renseignement, mais avait déjà eu affaire à la justice belge pour des faits de délinquance de droit commun. C’est notamment ce qui lui avait valu la délivrance d’un ordre de quitter le territoire.

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Un ordre jamais mis à exécution puisqu’il n’existe pas d’accord bilatéral entre la Belgique et l’Algérie pour une telle situation. Ce blocage diplomatique est connu depuis longtemps, une mission belge s’était d’ailleurs rendue en Algérie en décembre 2015 pour tenter de débloquer la situation. Sans succès.

Manque de places dans le centre fermé

De son côté, le secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration, Theo Francken (N-VA), a indiqué que Khaled Babbouri n’avait pas été placé en centre fermé pour illégaux en raison d’un manque de places disponibles et de la priorité accordée à l’incarcération des auteurs de faits les plus graves, ce qui n’était donc pas le cas de l’assaillant de Charleroi.

Si l’attaque a été revendiquée par le groupe Etat islamique, l’enquête doit encore élucider les motivations de Khaled Babbouri qui, au moment de s’attaquer aux policières, s’est exclamé « Allah Akbar » (« Dieu est grand »). Ce n’est pas la première fois que des policiers belges sont visés par une attaque de ce type. En juin 2012, un extrémiste islamiste avait blessé deux policiers à coups de couteau alors qu’ils patrouillaient dans le métro Beekant à Molenbeek.