La NSA au secours de la police belge? Le parquet dément

Après quatre mois de traque et de recherches infructueuses, la Belgique se serait tournée vers la NSA (National Security Agency) pour obtenir de l’aide dans l’enquête sur les attentats de Paris. C’est grâce à ce petit coup de pouce des services de renseignements américains que la Belgique serait parvenue à coincer Salah Abdeslam, principal suspect toujours en fuite.

C’est du moins ce qu’affirmait lundi le site d’information US BuzzFeed qui aurait reçu ces informations de deux sources issues des services de sécurités belges. Selon le site américain, les autorités belges ont fait appel à la NSA afin qu’elle les aide à intercepter les communications de certaines personnes présentes à l’enterrement de Chakib Akrouh, le terroriste belgo-marocain tué aux côtés d’Abdelhamid Abaaoud lors de l’assaut de Saint-Denis du 18 novembre 2015.

Des incohérences dans l’enquête de BuzzFeed

Des informations que dément le parquet fédéral qui relève au passage plusieurs incohérences dans l’article de l’US BuzzFeed. « Les autorités belges n’ont pas demandé de l’aide auprès de la NSA dans le cadre de l’enquête sur Salah Abdeslam », indique Eric Van der Sypt. Seul le FBI a été sollicité afin de fournir aux enquêteurs une aide dans le cadre de l’analyse de données.

Le porte-parole du parquet fédéral qui souligne également qu’il ne peut s’agir de l’enterrement de Chakib Akrouh puisque celui-ci n’a pas été enterré en mars dernier. Par contre, un autre enterrement a eu lieu en mars 2016 : celui d’Ibrahim Abdeslam, le frère de Salah. Enterrement auquel était présent Abid Aberkan, chez qui les enquêteurs belges ont trouvé et arrêté Salah Abdeslam le 18 mars.